Il va falloir s'arracher

1 févr. 2018 10:12:00 dans Pro B

Avec les réceptions consécutives de Nantes, vendredi soir, et Aix-Maurienne, mardi, l'Etoile a deux matches dans ses cordes pour relancer la machine. Elle a la possibilité en cas de doublé victorieux de croire à nouveau au maintien. Une opportunité à ne pas rater.

 

Battue chez le dauphin lillois (81-70) non sans avoir opposé une belle résistance au club nordiste qui a fait l'écart en enfilant sept paniers primés de suite, l'Etoile qui peut s'en vouloir d'avoir encore raté complètement un quart-temps (ça commence à faire rengaine) doit maintenant absolument profiter de l'enchaînement des réceptions de Nantes, ce vendredi, et Aix-Maurienne, mardi, pour faire le plein de points à la Caisse d'Epargne Arena .

Deux rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte si le club ardennais veut continuer d'écrire son histoire en Pro B.

Alex Casimiri : "Il est certain que ce sont deux matches très importants si on veut se donner des chances dans notre opération maintien. On va déjà se pencher sur le premier en essayant d'être capable de bien jouer quarante minutes, de mieux maîtriser les choses en défense et d'empêcher Nantes d'être performant au rebond offensif et dans le un contre un car c'est une formation qui ne nous correspond pas bien".

L'Etoile doit en tout cas tirer parti d'un calendrier plus abordable pour sauter sur l'occasion et entamer sa "remontada" au classement juste avant le début du cycle retour. C'est la condition sine qua non pour regagner du crédit, et enfin sortir la tête de l'eau.

En cas de premier succès, demain, l'Etoile aurait déjà  la possibilité de clore la phase aller en lâchant Quimper en déplacement à Poitiers et en revenant peut-être à une longueur du Havre si celui venait à s'incliner chez le leader orléanais comme le voudrait la logique.

Le moment est donc venu pour les Carolos de partir en reconquête et d'envoyer un signal fort à leurs adversaires directs.

 

INSUFFISANCES.

Son absence à Lille à cause d'une entorse à la cheville survenue lors de la dernière séance d'entraînement à l'Arena a beaucoup nui à l'Etoile dans le Nord où Darel Poirier (2,07 m) et Zane Knowles (2,08 m) n'ont guère profité du temps de jeu qui leur a été donné pour marquer des points auprès de leur entraîneur. Certes, ils ont chacun gobé sept rebonds sous les panneaux. Mais l'international U20 s'est contenté d'un seul panier en trente-trois minutes de jeu alors que le Bahaméen qui avait pourtant démarré la partie de façon efficace est vite retombé dans ses errements pour finir sur une feuille de stats indigente pour un joueur étranger : 6 points à et 9 d'évaluation mais en seulement treize minutes il est vrai.

A son sujet, on peut aussi déplorer qu'il collectionne beaucoup plus de fautes qu'il n'en provoque.

 

CAREY TROP INCONSTANT.

Autre énigme : le cas Michael Carey.  Capable de grosses performances individuelles comme face à Saint-Chamond (16 points, 15 d'évaluation), Vichy/Clermont (21 pts, 24 d'évaluation), Rouen (18, 15), Orléans (13, 15) ou Denain (16, 20) comme de gros bides devant Poitiers (zéro pointé), Fos (4, 3), Roanne (2, 1), Blois (4, 3), Nancy (5, 5) ou Evreux (7, 2) et encore à Lille (8 pts, 3 d'évaluation), l'international bahaméen est un joueur difficile à manager. Il gagnerait peut-être à discipliner son énergie en shootant à bon escient et en étant moins individualiste. Mais il est vrai que l'Etoile a aussi besoin de joueurs d'impact en attaque.

"Il nous manque actuellement un troisième joueur nous apportant régulièrement du scoring.. C'est flagrant. Michael doit nous apporter plus dans ce domaine" remarque Alex Casimiri.

 

ENSEMBLE.

La conjugaison de toutes ces carences individuelles ne rendent pas les choses faciles pour le coach Alex Casimiri. Il faut maintenant souhaiter que tous les joueurs soient à leur rendement maximum pour les deux échéances vitales qui attendent le club en l'espace de cinq jours à la Caisse d'Epargne Arena. Car ce n'est qu'en étant tous ensemble à leur meilleur rendement que les Carolos parviendront à se relever d'un début d'exercice cauchemardesque.

 

RETOUR DE BEYE.

Pour les raisons citées ci-dessus, son absence à Lille à cause d'une entorse à la cheville survenue lors de la dernière séance d'entraînement à l'Arena a beaucoup nui à l'Etoile. Avec sa réapparition au sein de l'équipe, demain, contre Nantes, l'Etoile prendra incontestablement une autre dimension sous les panneaux adverses. On se félicitera d'autant plus de son retour au jeu que l'Etoile devra sérieusement bagarrer au rebond face à la meilleure équipe du championnat dans le trafic aérien (38,4 rebonds en moyenne par match). Un domaine où le club carolo est à l'inverse le moins performant (31,5 prises). Et, là, il va falloir limiter l'impact athlétique conjugué d'Austin (8,6 rebonds), McKnight (6,1 prises), Edi (4,5) et Vrikic (4,1).

 

ENTRE EX-PLAYOFFABLES.

Les deux ultimes oppositions entre les deux clubs remontent aux quarts de finale des playoffs d'accession en Pro A les 26 et 28 mai 2017. Nantes avait alors brisé le rêve des Carolos, trop handicapés par l'absence au match aller de leur pépite islandaise, Martin Hermannsson, pour l'emporter à deux reprises : 78-88 et 77-69.

Cette saison, les deux équipes se retrouvent en fâcheuse position à la fin des matches aller. Si ce n'est pas une surprise pour l'Etoile, cela représente un véritable fiasco pour Nantes qui était appelé à jouer les premiers de cordée avec un budget beaucoup plus important que le club ardennais.

 

ANTIC JUNIOR.

Demain soir, un ancien Carolo figurera dans l'effectif de L'Hermine de Nantes. Il s'agit de Lucas Antic qui de 2007 à 2010 évolua à l'Etoile en benjamins et minimes sous la direction de Christophe Mehay avant de jouer dans l'équipe minimes France encadrée par Nicolas Jault avec comme coéquipiers Victor Stevenin, Hugo Leroy, Jean Lemaitre, Maxime Weber, Alexis Cadet, Richard Neveux et Yanus Schenah.

Fils de l'entraîneur Serbe, Nikola Antic qui fut le technicien du club ardennais de 2006 à 2010, Lucas, né à Champigny-sur-Marne, possède déjà un sacré parcours à l'âge de 23 ans.

Après avoir quitté les Ardennes pour Villeurbanne (2010-2011) et Châlons/Reims (2011-2012), le jeune intérieur de 2,04 qui possède de bonnes mains mais un physique léger rejoignit ensuite durant deux ans l'Espagne en étant licencié à Malaga et Clinicas Rincon de Las Palmas.

Par la suite, il intégra le centre de formation du CCRB et évolua en Pro A sous les ordres de son papa.

Pascal REMY

 

L’ADVERSAIRE : NANTES, ORPHELINE DE LAURENCE EKPERIGIN

 

Finaliste des derniers playoffs d'accession en Pro A et annoncé comme un potentiel TOP 4 de Pro B cette saison, la grosse cylindrée nantaise est pour l'heure "la" déception de la première partie de saison.

Handicapée depuis le 18 novembre par l'absence du Britannique Laurence Ekperigin (rupture du ligament latéral interne du genou), clé de voûte du système mis en place Nedjelko Asceric et qui restait sur des prestations de haut vol (15,8 pts, 11,8 rebonds),  l'Hermine n'a jamais décollé.

Du coup, l'ex-coach serbe débarqué après sept revers en dix matches a été remplacé par son assistant, Jean-Baptiste Lecrosnier, rappelé à la barre de l'équipe comme la saison dernière.

Mais si Nantes a un moment donné l'impression d'avoir redressé la barre (trois succès de rang), il a ensuite repiqué du nez en restant sur une série en cours de trois revers consécutifs.

Après seize journées balisées par 6 succès et 10 échecs, le club de Loire-Atlantique occupe une piètre douzième place. Loin de ses ambitions initiales.

Si le meneur de jeu US, Diggs (15,6 pts dont 43,9% à trois points et 5,6 passes) et le tonique rebondeur Austin (12,4 points, 8,6 rebonds et 12,7 d'évaluation) ne prêtent pas le flanc à la critique tout comme Edi et l'ex-Carolo Chris McKnight, par contre Gavrilovic (2,06 m), le Croate Zoran Vrkic, Ona Embo et Pamba ont jusqu'alors été moins influents que prévu.

Le départ à l'intersaison du tireur d'élite, Valentin Bigote, a par ailleurs laissé un grand vide sur le plan offensif  où Nantes est beaucoup plus limité : seulement 41% d'adresse dont 34% à trois points et 66% aux lancers francs.

Pascal REMY

 

LA JOURNEE.

Voici le programme de cette dix-neuvième journée : Aix-Maurienne-Fos, Caen-Evreux, ETOILE-Nantes, Nancy-Lille, Orléans-Le Havre, Poitiers-Quimper, Rouen-Roanne, Saint-Chamond-Blois et Vichy-Denain.

 

COUPE : ORLEANS SORT DIJON !

Seulement battu par l'Etoile cette saison après seize journées de championnat, le leader de Pro B, Orléans, vient de réaliser l'exploit des 16e de finale de la Coupe de France en humiliant Dijon (103-87) qui avait éliminé le club ardennais au tour précédent (75-83).

Le club du Loiret recevra le Châlons/Reims Champagne Basket de Cédric Heitz et Martin Hermannsson en huitième de finale le 13 février prochain.

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