L’Etoile fait la bonne opération escomptée
30 janv. 2026 23:00:00 dans NM1
Grâce à un flamboyant Da Silva (24 pts, 6 rebonds, 29 d’évaluation) et à N’Nah Ndong, auteur de onze points en seconde période dans un match fermé, l’Etoile a fait le job et été exact au rendez-vous. Les Carolos ont pris une étonnante revanche sur Lyon qui lui avait fait la misère à l’aller. Ce sixième succès qui fait le plus grand bien dans le sprint final.
Parvenant à enregistrer un différentiel de – 40 (101-61) en octobre dernier à +7 au retour contre Lyon SO (74-67), l’Etoile a fait coup double, ce soir, en signant un cinquième succès (*) qui comptera sûrement dans la poule basse car le club visiteur en subissant pour sa part sa treizième défaite de la saison s’est sérieusement compliqué la tâche et semble désormais voué à accompagner les Carolos dans la même compétition. Après Metz (80-83 et 96-78), Besançon (83-81) et Salon (83-91), l’Etoile en domptant Lyon a donc acquis un cinquième gain comptant pour l’acte 2. Ce qui constitue déjà un matelas intéressant mais encore perfectible lors des trois dernières semaines de la première phase en cas de victoires aux dépens de Saint-Vallier ce mardi, dans la Drôme, à Besançon dans le Doubs, le 13 février, et face à Salon de Provence à l’Arena le 20 février. Trois échéances qui demeurent désormais les seules chances d’améliorer encore le capital-points du club ardennais. Car Berck, que l’Etoile recevra le 6 février parait pour sa part en bonne position pour prendre part aux playoffs d’accession.
(*) Celui acquis à Boulogne (73-75) ne devrait pas être conservé sur le club de la Côte d’Opale conserve sa cinquième place actuelle.
LE MATCH : TENDU JUSQU’AU BOUT.
Pour la énième fois cette saison, l’Etoile abordait, sans son effectif au complet, cette rencontre cochée depuis longtemps comme étant une opportunité d’améliorer sa situation actuelle. Son capitaine Martin Courtois étant dans l’impossibilité d’être présent à ce rendez-vous majeur pour raison personnel. Dans un contexte pesant et face à une équipe à l’accent américain prononcé, quatre lancers-francs de Pichard et un primé de Da Silva avant le buzzer lançaient bien les locaux (7-3). Lyon SO égalisait à deux reprises (7-7) mais si Da Silva était en feu (12-9), Mwamba, par contre, ratait à tout coup ses tentatives (O/7 en 13 minutes de jeu). Trois tirs longue distance de Whitley, Nwabuzor et Coublon plaçaient les visiteurs aux commandes (13-24). Coach Jimmy était contraint de faire des rotations en faisant entrer Depaix, Joaquim et Kieger (18-24). Ce qui n’empêchait pas Lyons SO de mener à la fin du premier quart-temps (20-27) grâce à un 7/11 aux tirs bonifiés, l’ADN de cette équipe. Dans ce registre, Da Silva (87,5 % de réussite, 17 d’évaluation) et N’Nah Ndong heureusement n’étaient pas en reste (26-30). Le tandem US visiteur (17 points dans le premier acte) haussait progressivement le ton (26-34). Bien qu’esseulé sur le plan offensif, Da Silva, épaulé par Depaix et Pichard changeaient soudain la donne (38-34). Les Carolos longtemps engoncés en attaque concédaient néanmoins un petit point à la pause à leurs hôtes (38-39), qui avaient pu compter sur 21 points du banc.
A la reprise, Tonji et… Mwamba puis Joaquim ne se résignaient pas (42-43, 48-51) mais Zero, Masdieu et Wasdom non plus (42-49). Mwamba signait la septième égalité (57-57), Depaix chopait sa quatrième faute et N’Nah Dong puis Pichard remettaient l’Etoile dans le coup avant l’ultime acte du match (56-51). L'Etoile continuait d’exister. Les locaux gardaient cet acquis grâce à Joaquim (61-55) mais Lyon grignotait ce retard (61-63). N’Nah Ndong et Da Silva avaient encore les ressources en mettant les Lyonnais dans le rouge (70-65) ; Nwabuzor enquillait ses deux lancers (70-67). Da Silva marquait, Mwamba réussissait un contre « maouse » et l’Etoile l’emportait grâce à deux ultimes lancers de N’Nah Ndong : 74-67 dans une salle conquise.
Pour la première fois en quatre oppositions, l’Etoile venait de prendre le meilleur sur son rival rhodanien (74-67) après avoir précédemment encaissé de cuisantes volées face à cet adversaire (86-65, 93-68 et 101-61). Grâce à ce sixième succès qui fait un bien fou, les Carolos précédent toujours Besançon (venu à bout de Saint-Vallier : 75-71), Salon qui reçoit Berck, ce soir) et Metz, battu pour sa part à Boulogne (98-53).
Pascal REMY
LES MARQUEURS : Marbaise, Lu.Depaix 3, Pichard 10, Kieger 3, N’Nah-Ndong 16, Mikeladze, Da Silva 24, Mwamba 5, Tonji 3, Joaquim 10.
Jimmy Ploegaerts : « Une victoire qu'il fallait prendre »
"On savait l’importance que revêtait ce match et je suis content qu’on se soit adjugé cette victoire. Il fallait la prendre et je suis très content de la manière parce qu’on connait la défense hermétique proposée par Lyon SO. Il a fallu s’y adapter et qu’on soit tout aussi solide dans ce domaine que notre rival. Et on a abouti à un résultat assez cohérent dans cet objectif-là. Ce soir, en plus, on fait d’une pierre deux coups, car en prenant cette victoire grâce un solide troisième quart-temps où on a réussi des stops et bien tenu le rebond (38 contre 31), on emmène sûrement Lyon dans la poule basse, ce qui rend une double valeur à ce sixième succès. Elle comptera, en effet, pour la suite. On est dans une situation où on doit d’abord gagner les matches coute que coûte. Tout n’est pas parfait mais on a encore une marge de progression avant la partie décisive de la saison."






