L’Etoile ne lâche pas l’affaire et cartonne Metz
21 janv. 2026 00:05:00 dans NM1
Comme à l’aller au complexe Saint-Symphorien (80-83), l’Etoile est facilement venue à bout de Metz, ce soir, à l’Arena (96-78). Ce double succès assorti d’un panier-average positif (+ 21) face à un concurrent direct qui plus est nanti d’une sanction de cinq défaites tant en première qu’en seconde phase permet aux Carolos d’éliminer déjà définitivement, à moins d’un accident industriel, un premier adversaire. Grâce à une belle prestation collective (cinq joueurs à 10 pts et plus), l’Etoile a donc redonné de la légitimité à ses ambitions en relevant un défi qu’il était important de ne pas rater.
Il lui reste donc encore trois clubs à laisser derrière parmi lesquels Besançon et Salon que le club ardennais a déjà battu : 83-81 dans les Ardennes et 91-83 en Provence. Deux rivaux que l’Etoile rencontrera durant le cycle retour dans le Doubs le 13 février et à l’Arena le 20 février avec l’ambition d’étaler sa résilience pour s’adjuger deux autres succès supplémentaires avant la seconde séquence de la compétition. Les hommes de Jimmy Ploegaerts pourraient même disposer d’un troisième joker lors de la réception du SO Lyon si le club rhodanien, actuellement neuvième, était alors encore classé dans la seconde partie de tableau.
Dans la poule A, les plus mal lotis sont actuellement Poissy (2 succès, 17 défaites), Vitré (8 victoires, 11 revers mais handicapé par un retrait de trois victoires dans les deux phases) et Chartres (7 victoires,13 échecs). Trois clubs qui ont eu l’opportunité de vaincre le Pôle France, lanterne rouge avec une seule victoire et dix-huit revers et que le club ardennais jouera à deux reprises dans la future poule basse. Même si ce n’est pas pour autant une garantie de succès.
LE MATCH : UNE VICTOIRE QUI TOMBE A PIC.
La venue de Metz sonnait comme un appel d’urgence. Et ce match charnière s’annonçait au d’envoi sous de bons auspices pour l’Etoile avec la présence de Théo Pichard alors que Colin Turner était absent dans les rangs messins. Tonji d’entrée dans le cinq majeur était le premier à scorer à deux reprises dont un dunk fracassant. Nnah Ndong, Mwamba et et Pichard déclenchaient les hostilités (10-5, 17-10) ; Très présent dans la raquette adverse, Tonji claquait son second smash, Courtois son panier bonifié (23-16) mais Metz en s’appuyant sur sept marqueurs revenaient à courte distance (23-20). Il fallait que Tonji signe un bras roulé pour que l’Etoile reste devant au bout d’un premier quart-temps mené par l’Etoile durant plus de 8 minutes (25-20).
Mwamba et Da Silva semblaient faire enfin le break (29-20). Impression confirmée par Pichard, Depaix et Da Silva et Kieger (45-33). Reste que Metz restait malgré tout à portée de mains des locaux grâce à treize lancers-francs en sa faveur (45-36). Da Silva, auteur d’un 4/5 aux tirs, et Mwamba au dunk suite à une passe lumineuse de Depaix au buzzer donnaient quatorze longueurs d’avance au repos à l’Etoile (52-38). L’écart maximum dans un premier acte où l’Etoile avait dominé dans la bouteille.
A la reprise, Fortas grignotait l’avance ardennaise (52-43). Heureusement, Courtois, N’Nah Ndong et Da Silva écartaient définitivement la menace (63-44). Cette fois, la Metz était dite. D’autant que les Carolos à l’image du duo Da Silva- Mwamba (19 points chacun), de Pichard (12 pts, 9 passes, 6 rebonds 22 d’évaluation) et de Pichard, Courtois (17 pts, 5 passes, 20 dévaluation) et Depaix (10 passes) continuaient sur leur lancée (75-48). Un vrai cavalier seul soldé par un 80-54 au terme du troisième quart temps.
Déjà en plein tourment, Metz buvait alors le calice jusqu’à la lie sous les assauts de Courtois, en pleine confiance, Mwamba et Kieger (86-56, 89-63). L’Etoile malgré un peu de laisser-aller fautif l’emportait finalement :96-78.En signant un cinquième succès après ceux précédemment acquis aux dépens de Metz, déjà (80-83), Besançon (83-81), Salon (83-91) et Boulogne (73-75) l’Etoile a été au rendez-vous en se reconnectant avec son objectif de vivre une troisième saison en Nationale 1. La dernière victoire des Carolos à domicile remontait au 14 novembre dernier. Autant dire que l’Arena pouvait savourer ce succès qui avait plusieurs fois échappé au club ardennais d’un rien au terme de matchs mal maîtrisés. Contre Boulogne (74-77), Fos (84-89), Saint-Vallier (83-85) et enfin Loon Plage (88-92).
LES MARQUEURS :
Marbaise, Lu.Depaix 4, Pichard 12, Courtois 17, Kieger 6, N’Nah-Ndong 10, Mikeladze, Da Silva 19, Mwamba 19, Tonji 9, Joaquim.
Jimmy Ploegaerts : «on a eu la réaction qu’il fallait»
«Il y a du soulagement et de la satisfaction parce ce que cette réaction de l’équipe me plait même si ça ne fait pas encore oublier tous les moments difficiles. Oui, j’ai bien aimé le visage montré, ce soir, par les joueurs. Je leur avais demandé de faire un match d’hommes, de montrer de l’orgueil et de l’amour propre par rapport au match effectué à Fos. On a eu la réaction qu’on devait avoir. La victoire était la priorité numéro un. Il fallait gagner coûte que coûte et, en plus, on a livré un match plutôt abouti sur le plan offensif avec 29 passes décisives, 54,8 % d’adresse générale dont 39,3 % à longue distance, 85% aux lancers et 119 d’évaluation. On a joué avec les bonnes attitudes et intentions durant 32 minutes et ensuite on a perdu un peu le fil, ce qui prouve qu’il y a encore des choses à améliorer. Mais on ne peut se satisfaire de cela, car un match dure quarante minutes ».
Concernant l’état de santé de Théo Pichard : « C’est bien qu’il ait pu jouer 26 minutes ».






