Cette fois, les choses sérieuses commencent
5 mars 2026 18:00:00 dans NM1
Après une saison régulière éreintante balisée de vingt-six matches, joués tambour battant entre le 19 septembre 2025 et le 20 février 2026, place désormais à une nouvelle et passionnante aventure qui avait fait vibrer le public ardennais l’année passée. Cette période charnière de la saison débute pour l’Etoile et les autres candidats au maintien, ce vendredi (20 heures). Pour les Carolos, le rideau se lève à l’Arena par la réception du Pôle France.
Sortie, le 20 février à la onzième place de la poule B à égalité avec Besançon (8 victoires et 18 défaites) mais avec un bilan équilibré de six victoires et six défaites contre ses compagnons d’infortune, l’Etoile se présente sur la ligne de départ de la seconde phase du championnat à la sixième place. Comme il y a un an, le club ardennais va désormais en découdre, pour assurer sa survie à ce niveau, avec les formations classées de la huitième à la quatorzième place dans la poule A. Les équipes de chaque poule qui se sont déjà affrontées lors de la phase 1 ne se rencontreront pas à nouveau mais conserveront les résultats directs acquis au sein de leur propre groupe géographique. Ce qui permet ainsi au club ardennais de s’avancer avec déjà 18 points suite aux six victoires acquises préalablement aux dépens de Metz (80-83 et 96-78), Besançon (82-81), Salon (83-91 et 81-78) et Lyon SO (74-67). Avec un brin de réussite supplémentaire, les Carolos auraient pu être dans une position beaucoup plus confortable s’ils n’avaient pas concédé quatre revers en toute fin de match face au SCABB (87-85), à Saint-Vallier (83-85 et 97-96 a.p.) et Besançon (95-94). Ce qui laisse beaucoup de regrets.
EN BALLOTAGE LEGEREMENT FAVORABLE.
Actuellement à la même hauteur que Besançon mais avec un panier-average global déficitaire sur les Bisontins, l’Etoile démarre malgré tout cette deuxième séquence avec un point de plus que Lyon SO, deux points sur le trio Chartres-Poissy-Salon-de-Provence, trois longueurs devant Vitré et sept points en plus du panier-average particulier (+ 17pts) sur la lanterne rouge messine. Soient six clubs tout de même dans son rétroviseur.
Voici le classement officiel sur la ligne de départ de l’acte 2 :
.1. Saint-Vallier et Rennes 21 points (9 victoires, 3 défaites)
.3. SCABB, Angers et Val-de-Seine 20 points (8 victoires, 4 défaites)
.6. Besançon et ETOILE 18 pts (6 victoires, 6 défaites)
.8. Lyon SO 17 pts (5v, 7d), 9. Chartres, Poissy et Salon 16 pts (4 v, 8 d)
.12. Vitré 15 pts (7v, 4 d et 3 points de pénalité)
.13. Pôle France 14 pts (2 v, 10 d)
.14. Metz 11 pts (4 v, 8 d et cinq points de pénalité).
NE SURTOUT PAS S’ENDORMIR SUR SES LAURIERS.
Au départ de ce nouvel opus, L’Etoile semble donc être dans une position somme toute favorable dans la bataille pour le maintien. Mais les écarts avec les mieux lotis de ses compagnons de route restant très ténus, les Carolos devront encore sacrément ferrailler pour laisser quatre équipes derrière eux, sans compter le Pôle France, d’ici le 9 mai prochain. Afin de garder leur rond de serviette en Nationale 1, les basketteurs ardennais auront quatorze rencontres à disputer en aller-retour du 6 mars au 9 mai.
Et selon Jimmy Ploegaerts, il est urgent de tout de suite être dans le coup et présent dans la période de l’exercice la plus importante pour l’Etoile.
"La réception du Pôle France constitue un match tout de suite important comme les treize autres matchs qui suivront. Il faut saisir l’opportunité de démarrer à domicile pour lancer une dynamique positive. C’est le message qu’on s’est passé entre nous sachant que si rien n’est établi d’avance, notre position actuelle fait que tant qu’on gagnera, on laissera nos poursuivants et notamment les équipes actuellement en position de relégables derrière nous. Il ne faut pas leur donner l’occasion de se rapprocher."
FACE AU DERNIER DE LA POULE A.
En attaquant ce second acte par l’accueil du Pôle France, lanterne rouge de la poule A avec un bilan de trois victoires et vingt-trois revers, l’Etoile a la possibilité de lancer idéalement cette nouvelle séquence à condition de ne pas galvauder cette opportunité. Jimmy Ploegaerts s’est d’ailleurs attelé cette semaine à appeler ses joueurs à la vigilance. Ce matin, il tempérait encore tout excès d’optimisme :
"Il n’y a pas d’adversaire idéal. D’ailleurs, il faut se souvenir que cette formation nous avait battus ici l’a saison dernière même si ce succès n’avait finalement pas compté. On n’est donc pas du tout dans la position de sous-estimer le Pôle France. C’est un rival comme un autre. Par ailleurs, dans cet acte 2, les matches à domicile doivent absolument être gagnés, ce sera une nécessité contre nos sept futurs adversaires."
Un premier succès à l’Arena contre le Centre Fédéral pourrait par ailleurs avoir un effet positif supplémentaire quand on sait que certains concurrents mordront, d’entrée et à coup sûr, la poussière dans les confrontations suivantes : Lyon SO/Vitre et Besançon/Poissy. Raison de plus pour l’emporter.
L’ETOILE ENFIN AU COMPLET.
Après cinq jours de repos ayant suivi la dernière rencontre de la saison régulière contre Salon, le groupe carolo dont son capitaine Martin Courtois a repris l’entraînement le jeudi 26 février, effectué samedi un scrimmage à Reims avec l’équipe d’Elite 2 de Champagne Basket « utile et intéressant car cela nous a amené à travailler avec intensité sur des thèmes choisis en fonction de nos prochains adversaires respectifs », suivie d’une semaine classique.
L’international congolais, Patrick Mwamba, retenu en sélection nationale au Sénégal pour les qualifications à la Coupe du Monde 2027 a pour sa part rejoint ses coéquipiers mercredi.
LES SEPT ADVERSAIRES.
Dans cette seconde partie de saison, L’Etoile en découdra avec trois formations bretonnes rodées à la division (Angers, Rennes et Vitré), trois clubs franciliens (Val-de-Seine, le Pôle France et Poissy) et l’équipe d’Eure-et-Loir de Chartres, relégué d’Elite 2 et aujourd’hui menacé de relégation en N2. Le public de l’Arena découvrira ainsi trois clubs qu’il n’avait pas eu l’occasion de voir jusqu’ici dans l’écrin carolomacérien : Vitré entrainé par l’ex-Carolo Fabien Calvez, Val-de-Seine, promu l’été dernier et Chartres qui jouait donc à l’étage supérieur il y a un an.
UN POLE FRANCE EN RECONSTRUCTION.
Après le départ de plusieurs cadres : Meissa Faye, Noa Kouakou-Heugue et Jonas Boulefaa (U18 la saison passée et à Blois, aujourd’hui), ainsi que de deux 2008, Hugo Yimga-Moukouri (Nanterre en Betlice Elite) et Cameron Houindo (Cedvita Olimpija, Slovénie), le Pôle France qui regroupe les meilleurs potentiels français âgés de 15 à 18 ans pour préparer le renouvellement des équipes de France seniors vit cette saison une période de transition. Le millésime 2025-2026 toujours coaché par François Péronnet, après avoir débuté la saison 2025-2026 par… quinze revers d’affiliée a, comme c’est souvent le cas, beaucoup mieux fini sa saison régulière en signant trois victoires aux dépens de Rennes (82-83), Tours (95-94) et Poissy (83-77). Le Pôle France a aussi tenu tête à Val-de-Seine (90-96) et à des clubs qui se sont qualifiés pour le groupe A : Lorient (77-82), Tarbes/Lourdes (83-76) et Toulouse (79-81).
Bref, un adversaire en progrès constant qui, comme les années précédentes, arrive dans une partie de calendrier où il est autrement plus compétitif. L’Etoile est donc prévenue mais doit néanmoins faire le plein de points contre cette juvénile formation à l’aller comme au retour sans bien sûr snober un adversaire qui a tout de même perdu 23 de ses 26 précédents matches. Masdieu-Reynaert (11,5 points, 3,9 passes, 10 d’évaluation), Mahop (9,8 pts, 4,2 rebonds, 3,7 passes, 10,5 d’évaluation) qui a signé dix matches d’affilée à plus de dix points, Messi Yangala (4,2 rebonds, 9,2 d’évaluation), troisième meilleur joueur de l’équipe de France U16 à l’Euro de Tbilissi, et Keny Vado (4,3 rebonds, 8,9 d’évaluation) sont les nouvelles perles de l’équipe parisienne. Ceux-ci préparent d’ores-et déjà et activement le tournoi qualificatif de l’Adidas NextGen EuroLeague qui se déroulera du 20 au 22 mars prochain, à Belgrade.
DEUX JOUEURS AU YOUNG STAR GAMES.
Deux pensionnaires du Pôle France, Yangala et Vado, ont pris part mardi et mercredi à la seconde édition du Young Star Game qui se déroulait au Palais des Sports de Levallois Perret (Hauts-de-Seine) où vingt jeunes talents français évoluant pour la plupart en LNB étaient suivis par plus de 20 scouts envoyés par les franchises NBA. Outre les séances d’entraînement, les joueurs ont pris part à un match au cours duquel les deux équipes en présence étaient coachées par Antoine Rigaudeau et Florent Piétrus.
SANS SA PEPITE NATHAN SOLIMAN.
Les spectateurs de l’Arena n’auront pas la chance de voir évoluer Nathan Soliman (2,04 m), l’un des prospects français de très haut niveau de la génération 2009, très scruté par les scouts et les observateurs européens. Au-dessus du lot physiquement et techniquement en Nationale 1, le leader offensif du Pôle France déjà promis à la Draft NBA 2029 a signé juste avant la trêve à Nantes avec la bénédiction de la direction technique nationale. Il évoluera donc désormais en Elite 2. Il suit ainsi la voie d’Evan Fournier, Noah Penda et Nolan Traoré qui avaient eu eux aussi l’opportunité de quitter le Pôle France par anticipation afin de lancer leur carrière professionnelle. Le néo-Nantais laisse une ligne statistique qui demeurera mémorable en N1 pour un gamin de 16 ans : 15,6 points, 7 rebonds et 3,8 passes pour une évaluation moyenne de 19,1 par match. Entré à l’INSEP à 13 ans avec deux ans d’avance, une situation inédite dans l’histoire de cette institution celui qui avait fait ses débuts en N1 en octobre 2023 à 14 ans (15 pts, 6 rebonds en 25 minutes !) et été élu dans le cinq majeur de l’Euro U16 l’été dernier en Serbie est déjà dans la lignée des Towo-Nansi (Cholet), Atamna (ASVEL) et Ymga-Moukouri (Nanterre). Le fils de l’éphémère international, William Soliman a tout l’avenir devant lui. Souvenez-vous bien de son patronyme…
TOP DEPART.
Particularité de cette soirée inaugurale Du second acte de la saison : tous les clubs de l’ex-poule B recevront les sept derniers de la poule A. Voici donc les sept premiers matches programmés : Salon/Val-de-Seine, Metz/Angers, Saint-Vallier/Rennes, SCABB/Chartres, Lyon SO/Vitré, Besançon/Poissy et ETOILE/Pôle France.
PASCAL REMY
INFOS :
ACTE 2, LE PROGRAMME A L’ARENA.
Supporters, prenez d’ores-et-déjà bien note du calendrier à domicile de cette poule basse :
ETOILE/Pôle France (ce vendredi),
ETOILE/Val-de-Seine (mardi 17 mars)
ETOILE/Angers (vendredi 27 mars)
ETOILE/Poissy (vendredi 3 avril)
ETOILE/Rennes (vendredi 17 avril)
ETOILE/Vitré (dimanche 26 avril à 15 h 30)
ETOILE/Chartres (mardi 5 mai).
UNE JOURNEE DOMINICALE.
Une particularité, cette saison en Nationale 1 : une des quarante journées aura lieu un dimanche. Et l’Etoile étrennera cette nouveauté en recevant dans son écrin l’Aurore de Vitré, coachée par l’ex-Carolo Fabien Calvez, le 26 avril au lendemain des finales de Coupe de France.
CHARTRES SE RENFORCE.
Relégué d’Elite 2, Chartres qui pointe actuellement à deux longueurs de l’Etoile après un parcours très décevant jusqu’alors (8 victoires, 18 défaites) vient de recruter l’intérieur Jamaïcain Phill Henry (34 ans, 2,03 m) qui présente la particularité d’avoir visité 21 pays en 14 ans. Le club d’Eure-et-Loir avait, en fin d’année 2025, déjà opéré plusieurs recrutements et un changement de coach sans pour autant avoir changé la donne.
RECRUTEMENT TERMINE EN POULE B.
Depuis le 27 février, les quatorze clubs présents dans le Groupe B n’ont plus la possibilité de recruter de nouveaux joueurs sauf s’il s’agit de pigistes médicaux. Dans le groupe A de Nationale 1, les quatorze autres clubs ont encore la possibilité de modifier leurs effectifs avant le début des playoffs d’accession en Elite 2.
CLET ET DAVIDSON FLAMBENT TOUJOURS.
Les deux anciens carolos, Yohan Clet et Franck Davidson, continuent de se distinguer en N2. Tous les deux sont respectivement les cinquième et septième meilleur réalisateur à ce niveau toutes poules confondues avec 19,4 pts pour le premier sous le maillot d’Auch et 19 points pour le second à Avignon/le Pontet. Clet a atteint son pic contre Beyssac (36 « pions ») et Franckie devant Golfe-Juan Vallauris (39 pts).






