Jimmy Ploegaerts : « être en mesure de défendre nos chances de maintien en disposant enfin de tous nos atouts »

6 janv. 2026 19:00:00 dans NM1

Alors que la N1 s’apprête à reprendre ses droits, le coach de l’Etoile revient sur les dix-sept journées vécues par son équipe de septembre à décembre 2025 et dit croire au maintien en Nationale 1.

 

Jimmy, as-tu bien profité de la trêve hivernale ?

"Oui, oui... Après notre retour de Mulhouse qui a été suivi de deux évènements organisés par le club, j’ai eu l’occasion de me reposer, de récupérer et de faire des choses que je ne suis pas en mesure d’effectuer quand les matches s’enchaînent, comme c’est très souvent le cas en N1. Ce break est survenu à un bon moment après une semaine à trois matches à l’extérieur. J’ai bien sûr profité de mes trois enfants, de mon épouse et de la famille en me rendant à la fois dans le Nord et en Auvergne. Cela passe relativement vite et, une fois, ce temps calme passé, il a fallu se projeter à nouveau sur la suite de la saison dès la veille de la reprise."

 

Comment s’est passée celle-ci après dix jours de coupure ?

"Nous avons réattaqués le 30 décembre par une séance physique à Fitness Park et un premier entraînement l’après-midi puis une seconde séance le 31 qui a précédé la journée de repos du premier de l’An. Ensuite, on a repris le 2 janvier par deux entraînements et un le lendemain. Avant d’enchainer à partir de dimanche par une semaine traditionnelle avant la réception de Loon-Plage, ce vendredi soir (20 heures) à l’Arena."

 

« Chasser la poisse et s’accrocher »

 

Peux-tu nous faire un point sur l’état de santé des joueurs ?

"Patrick (Mwamba), grippé et alité en fin d’année 2025 et qui n’avait pas pu prendre part aux deux derniers matches à Andrézieux et Mulhouse est définitivement guéri et va beaucoup mieux. Lucas (Depaix) qui s’était contenté de cinq minutes de jeu à Mulhouse à cause d’un coup reçu ayant entraîné une légère entorse aux cervicales est rétabli. Enfin, Maydden (N’Nah Ndong), victime d’une torsion à un genou dans les ultimes instants du match contre le SCABB et qui n’était pas en capacité de jouer en Alsace est arrivé au bout de son protocole. Il a repris normalement en début de semaine et devrait tenir sa place, vendredi. J’espère, en tout cas, qu’on en a une fois pour toutes fini avec tous ces déboires car on a déjà bien donné et qu’on pourra être désormais épargné par les blessures de façon à aligner plus souvent un effectif complet lors des derniers matches de la phase 1. Histoire de défendre nos chances avec tous nos atouts comme ce fut le cas lors de notre première saison en N1."

 

Revenons sur la saison en cours. A neuf journées du terme de l’acte 1, l’Etoile pointe à la 11e place avec seulement quatre victoires en dix-sept journées. Comment analyses-tu cette situation comptable plus que délicate ?

"C’est clairement en dessous de ce que l’on espérait. On en a tous pleinement conscience. Cette situation aurait toutefois pu être un peu plus reluisante si on n’avait pas concédé trois courtes défaites contre Fos (84-89), et surtout face à Saint-Vallier suite à un revers au buzzer (83-85) après avoir mené deux fois de 14 points et sur le fil, encore, contre le SCABB (87-85) alors qu’on comptait sept points d’avance à 2’30 de la fin. Ces trois matches laissés à nos adversaires nous auraient apporté beaucoup en termes de confiance en cas de succès. Mais on ne va pas s’apitoyer sur notre sort, il est trop tard pour revenir en arrière."

 

« Compter un maximum de victoires avant la seconde phase »

 

"Aujourd’hui, il nous reste neuf échéances à négocier avant l’entame de la seconde phase. Dont cinq à domicile contre Loon, Lyon SO, Berck, Metz et Salon-de-Provence, soit des clubs qui seront ou pourraient être dans la seconde partie de tableau en février prochain. Il faut donc comme ce sera aussi le cas à Besançon être en capacité de gagner ces matches pour nous donner le plus de chances de se maintenir. Il nous faut absolument relever cette mission pour ajouter de nouvelles victoires à notre bilan avant le début de la seconde séquence. En se souvenant que la saison dernière, on avait abordé cette phase 2 avec neuf victoires dont six prises en compte pour notre maintien. A l’heure actuelle, on en a déjà trois qui compteront par la suite. A nous d’aller en chercher d’autres.  On est donc focus sur ce qui va arriver dès les prochaines semaines pour nous rapprocher d’un objectif qui demeure inchangé."

 

D’autant qu’en dépit de cette poisse, l’Etoile reste néanmoins dans les clous pour sa survie en N1 en ayant battu ses rivaux directs Metz (80-83), Besançon (83-81) et Salon de Provence (83-91). Ce qui maintient l’équipe en vie.

"En effet, malgré les différents aléas ayant tronqué notre première partie de saison, on est néanmoins encore dans le coup. Pourtant les blessures longue durée de Nemanja (Kovanusic) et Sébastien (Michineau) qui constituaient notre axe 1-5, les ajustements que cela a nécessité et les absences d’autres éléments à différents moments de l’exercice nous ont longtemps empêché de trouver une stabilité dans notre jeu. Je note tout de même que, malgré cette litanie de déboires survenue dans un championnat dont le niveau global a sérieusement progressé et n’a jamais été aussi élevé, l’équipe en dépit d'un départ calamiteux (une seule victoire en dix journées) n’a mentalement jamais rien lâché. Le groupe reste déterminé à se battre jusqu’au bout pour se sauver. En tout cas, j’assume les choix effectués à l’intersaison et on fera les comptes à la fin de la campagne sportive."

 

Quels sont les axes de progression de ton effectif ?

"J’attends déjà de la continuité dans notre rendement. Si on met de côté le résultat enregistré en toute fin d’année 2025 à Mulhouse où l’équipe avait des circonstances atténuantes, la dynamique entretenue fin novembre-début décembre était plus tôt intéressante que ce soit dans le jeu, dans l’état d’esprit ou dans les résultats puisqu’on avait alors acquis trois succès en quatre journées. J’attends que cela continue dans ce sens-là en devenant plus « tueur » dans les matches équilibrés où on doit maintenant mieux sécuriser le résultat lors de nos passages à vide."

 

« Tous les joueurs devront être à 100 % »

 

Les probantes sorties de votre pigiste médical, Théo Pichard, constitue aussi un sacré motif d’espoir pour la suite ?

"Cela a été une opportunité gagnante pour les deux parties. Ayant baigné dans le basket grâce à ses expériences au Pôle France, à Monaco et à Orléans, Théo possède une indéniable culture basket. Lui s’y retrouve, ici, car il bénéficie ici d’un temps de jeu important en N1 et assume des responsabilités nouvelles comme premier meneur. Pour l’instant, son intégration correspond parfaitement au besoin que l’on avait suite à la blessure de Sébastien (Michineau). Il rend en tout cas notre collectif meilleur et ses partenaires lui permettent aussi d’exprimer ses nombreuses qualités. Mais ce n’est pas lui, tout seul, qui assurera notre renouveau. C’est l’équipe toute entière qui doit assurer notre survie. Et on aura besoin de tout le monde à 100 % pour atteindre ce challenge ardu mais atteignable. Le maintien ne sera acquis qu’à ce prix-là. Et s’ils relèvent d’un tel parcours, ils auront fait preuve d’un sacré supplément d’âme."

 

La FFBB vient d’annoncer son intention de réduire la Nationale 1 à 24 clubs en 2027-2028, ce qui entraînerait dès la saison prochaine la descente de six clubs au lieu de quatre. Quel est ton avis sur ce sujet ?

"On est d’abord dans l’idée de tout faire pour se sauver cette saison afin de vivre une troisième campagne à ce niveau. Sinon, il est certain que cette redistribution des cartes va rendre ce championnat de plus en plus difficile au fil des années pour les clubs les moins bien lotis financièrement. Mais il y a deux ans, lorsqu’on nous a proposés une place dans cette division, on l’a voulu et le public de l’Arena n’a pas eu à le regretter compte-tenu du spectacle fourni. Il faudra donc une fois de plus se battre comme des chiffonniers. Et on espère faire partie des 28 clubs qui débuteront ce championnat, pour la dernière fois, dans sa formule actuelle. A l’heure, qu’il est, c’est notre principale préoccupation. Après, on aura le temps de voir ce que l’avenir nous réserve…"

Propos recueillis par Pascal REMY

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