Les données chiffrées de la saison régulière

2 mars 2026 10:30:00 dans NM1

Rien n’aura été simple pour l’Etoile lors de la saison régulière. A cause d’une entame de saison cauchemardesque (une seule victoire en onze journées) due en grande partie aux blessures de Nemanja Kovanusic qui n’a même pas débuté le championnat et Sébastien Michineau au bout de onze journées, le club ardennais a longtemps fait le dos rond avant de trouver enfin la bonne alchimie avec l’arrivée de Théo Pichard. Les Carolos sont alors parvenus à inverser la tendance en signant sept succès depuis le 14 novembre. Au point de se relancer totalement dans la course au maintien en Nationale 1. Et cela en ne jouant au complet que six fois en 26 journées. Retour chiffré sur une première partie de championnat rendue très compliquée par les nombreux déboires connus en début d’exercice mais heureusement bien terminée. L’Etoile parait, aujourd’hui, en mesure de relever un challenge pourtant très difficile en raison de son budget très restreint comparé aux autres formations.

 

EVALUATION.

Cela n’étonnera pas les fidèles de l’Arena. Depuis son arrivée au club en tant que pigiste médical de Sébastien Michineau, Théo Pichard s’est avéré le meilleur joueur carolo au point de transformer complètement l’équipe. Avec une évaluation générale de 20,8, il s’est affirmé comme l’un des meilleurs joueurs de Nationale 1 à tel point qu’il fait souvent l’objet d’un traitement personnalisé de la part des différents adversaires de l’Etoile. On l’a d’ailleurs encore constaté lors du dernier match de la phase régulière contre Salon-de-Provence. Meilleur élément dans cette catégorie de la N1 devant le Tarbais Yetna (19,6), le jeune prospect du Centre Fédéral, Soliman (19,1) et le meneur américain de Metz, Colin Turner (18,9), il devance à l’Etoile Melvyn Da Silva (13,7), Patrick Mwamba (12,8), Maydden N’Nah Ndong (12,2), Valdélicio Joaquim (11,1) et Mario Tonji (9,3).

 

MARQUEURS.

Avec 15,4 points marqués par match ce qui fait de lui le treizième réalisateur du moment en Nationale 1, Melvyn Da Silva n’est autre que le meilleur marqueur carolomacérien. II pointe devant Théo Pichard (13,2 pts), Mwamba (12 pts), N’Nah Ndong (11,9 pts) et Joaquim (10,9 pts). Autant dire que pour les rivaux de l’Etoile, le danger peut venir de partout.

 

REBONDEURS.

Dans ce registre athlétique, Théo Pichard, le… meneur carolo de 1,98 m, est celui qui est le plus prolifique sous les deux anneaux avec 5,7 prises devant Joaquim (5,4), Mwamba (5,3), Tonji (4,5) et Da Silva (3,6).

 

PASSEURS.

Avec 7,6 caviars, le polyvalent Théo Pichard régale ses partenaires. Il est d’ailleurs le meilleur passeur de Nationale 1 devant Théo Léon (6,8) et Ona Embo (6). A l’Etoile, se sont aussi distingués dans ce registre altruiste, N’Nah Ndong (3,7 assists), Depaix (3,7), Michineau (3,4 avant sa blessure lors de la 11e journée) et Courtois (2,3).

 

SUPER MARIO.

Avec un taux de 71,4 % d’adresse aux tirs (55 réussis sur 77 tentés), Mario Tonji apparait à la troisième place au classement national des joueurs les plus adroits aux tirs derrière Karabi (77,3 %) et Conde (75,7%). On regrettera au passage que la FFBB ne comptabilise pas les dunks, sinon Mario aurait sûrement pu prétendre à un autre classement honorifique.

 

PICHARD, EXPERT ES-LANCERS FRANCS.

Avec une moyenne de 5,2 lancers francs transformés par match (62 réussis sur 85 tentés), Théo Pichard apparait en pole position des réalisateurs de lancers-francs devant Nathan Soliman (Pole France, 4,9) et Sydi N’Dir (Loon, 4,7).

    

JOUEURS LES PLUS UTILISES.

Théo Pichard (31 minutes), Melvyn Da Silva, Patrick Mwamba et Maydden N’Nah Ndong (29 minutes pour chacun) et aussi Martin Courtois (27 minutes) ont été les éléments les plus utilisés par Jimmy Ploegaerts au cours de la saison régulière.

 

ATTAQUE.

Avec une moyenne de 78 points marqués par match, l’Etoile a pointé à la huitième place de la poule B et à la seizième place offensive sur les 28 équipes des deux poules confondues.

 

DEFENSE.

C’est incontestablement là que le bât blesse. En ayant encaissé 85,9 points par rencontre, l’équipe ardennaise a été la pire défense de la poule B.  Seul, le Pôle France, dernier de la poule A, s’est montré encore plus vulnérable (88,2 points pris par match). Il est donc urgent de progresser dans ce domaine lors de l’acte 2 de la saison.

 

STATS COLLECTIVES.

L’Etoile a gobé en moyenne 33,4 rebonds, délivré 19,4 passes décisives, réussi 45,7 % de ses tirs et 76,3 % de lancers tout en signant 6,7 interceptions par match. Elle perd aussi 15,7 balles par rencontre. Avec aussi 82,7 d’évaluation générale moyenne.

 

DU SPECTACLE A DOMICILE.

Même si elle a de nombreuses fois proposé du spectacle à foison à domicile lors de rencontres attractives et souvent pleines de suspense, l’Etoile s’est contentée de cinq victoires dans son écrin. Contre Besançon (82-81), Metz (96-78), Lyon SO (74-67), Berck (95-78) et Salon-de-Provence (81-78). Elle a, il est vrai, échoué de peu face à Boulogne (74-77), Fos (84-89), Saint-Vallier (83-85 au buzzer) et Loon Plage (88-92). Autant de rencontres spectaculaires (79,3 points marqués en moyenne par les Carolos à l’Arena !) qui ont permis de fixer un public de plus en plus nombreux au fil des matches et qui devrait encore être plus dense pour la suite des hostilités.

     

L’HORREUR A L’EXTERIEUR.

Il est heureux que l’Etoile ait enfin changé d’attitude à l’extérieur ces derniers mois en jouant les yeux dans les yeux avec Metz (80-83), Salon-de Provence (83-91), Boulogne (73-75) Saint-Chamond/Andrézieux/Bouthéon (87-85), Saint-Vallier (97-96 a.p.) et Besançon (95-94) car loin de ses bases, l’Etoile a longtemps été catastrophique, ce qui explique en très grande partie sa différence de points négative (-205). L’Etoile étant repartie les valises bien pleines de ses déplacements à Loon (90-63), Lyon SO (101-61), Berck (100-73), Mulhouse (90-66), Fos-sur-Mer (99-69) et Le Havre (93-70). Mais, aujourd’hui, les Carolos semblent avoir tordu le cou au chat noir qui les maraboutait à chacune de leurs sorties. Comme en attestent ses derniers déplacements. Ce qu’il faudra confirmer dans les prochaines semaines en poule basse.

 

LE BIDE DE LA SAISON.

On a gardé le pire souvenir de la saison pour la fin. A savoir la plus large défaite du club en huit saisons de Nationale 1 lorsque l’Etoile a subi un revers de quarante points contre Lyon SO (101-61). Un bide total. Auparavant, la plus grosse « rouste » du club ardennais remontait à l’exercice précédent à Loon-Plage (112-89) en 2024-2025. Soit un écart de 24 « pions ».

Pascal REMY

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