Tout pour la gagne
19 janv. 2026 19:44:00 dans NM1
Un seul mot d’ordre ce mardi soir (20 heures) pour les basketteurs de l’Etoile : activer le mode survie et gagner contre Metz pour compter au minimum sept victoires d’avance dans la seconde phase sur son voisin. Et ainsi bien commencer la mission maintien qui se poursuivra ensuite par un déplacement à Besançon et l’accueil de Salon de Provence, autres concurrents pour le maintien. Théo Pichard devrait finalement être présent dans les rangs carolos.
PLUS DE PEUR QUE DE MAL…
Sorti après 22 minutes de jeu à Fos-sur-Mer sans pouvoir poser le pied gauche au sol à cause d’une torsion du genou qui faisait craindre pour la suite de sa saison, Théo Pichard, bien pris en charge en Provence par le staff médical du club fosséen devrait finalement être présent ce mardi soir à l’Arena au grand soulagement de tous les supporters carolomacériens qui redoutaient le pire en ayant vu les images du match.
« Malgré une inflammation, sa douleur s’est atténuée dès samedi. Dimanche, il a donc trottiné tranquillement et a réussi à prendre part à une partie de l’entraînement ce lundi matin. Nous attendons tout de même l’avis de notre staff médical mais à priori, nous sommes optimistes, il devrait pouvoir tenir sa place et jouer. On a bon espoir de pouvoir compter sur lui à un moment déterminant pour notre avenir. Il a en tout cas très envie d’être là ».
UNE PRESENCE INDISPENSABLE.
La présence du nouveau patron carolo est en tout cas rassurante car depuis son arrivée dans les Ardennes, ce joueur a montré toute son influence sur le jeu de l’équipe. Comme ce fut encore le cas à Fos où il termina meilleur scoreur, passeur et rebondeur tant qu’il a été présent (22 minutes) sur le parquet (13 points à 83,3% de réussite, 4 rebonds, 5 passes et 17 d’évaluation).
UNE DEFAITE QUI INTERPELLE.
« Mais attention sa seule présence ne sera pas suffisante. Il faudra que l’équipe toute entière ait un tout autre état d’esprit qu’à Fos. Là-bas on a gâché la bonne impression laissée en première mi-temps en explosant complètement dans le troisième quart-temps. Pour dire clairement les choses, nous sommes alors retombés dans nos travers en manquant d’efforts défensifs, d’engagement et de partage collectif. Cela ne correspond pas à ce qu’on veut et ça interpelle, car ce n’est pas du tout le comportement qu’on attend d’une équipe qui n’a pas paru concernée par notre situation actuelle dans la division. Le fait d’être en dessous du minimum syndical m’a beaucoup dérangé. Cette nouvelle claque doit entraîner une sacrée rébellion. J’attends donc une révolte de l’ensemble des joueurs » analysait ce lundi un Jimmy Ploegaerts à juste titre très courroucé et qui attend des changements d’attitudes avant cette première finale pour le maintien comme il l’appelle.
« MOUILLER LE MAILLOT ET S’ARRACHER SUR CHAQUE BALLON »
Très déçu de ce qu’il a vu à Fos, le technicien carolo ne cachait pas son intention « d’amener des choses différentes dans l’organisation du cinq majeur et dans les rotations pour trouver un maximum d’intensité et de dureté défensive ». Afin que l’Etoile soit à la hauteur de l’enjeu de ce match contre Metz. Pas question d’avoir des éléments qui ne jouent que pour leurs statistiques individuelles mais disposer de vrais compétiteurs qui doivent être les acteurs et déclencheurs d’une cinquième victoire. « Il faut que les joueurs prennent une fois pour toutes conscience de notre situation du moment en étant focus sur l’idée de jouer dur et collectif afin de rendre les choses difficiles à l’adversaire en contestant sans cesse son jeu par des stops défensifs. Ce qui nous permettra de développer du jeu rapide ». Lui qui reproche à son équipe d’offrir régulièrement le tiers des points de ses rivaux sur des erreurs défensives ou des rebonds perdus.
LA LUTTE FINALE.
Toujours englué au onzième rang du classement de la Poule B de Nationale 1 avec 4 succès et 15 revers, le club carolo reste néanmoins pleinement engagé dans la mission survie d’autant qu’il a l’avantage d’avoir déjà battu Metz (80-83), Besançon (83-81) et Salon (83-91). Trois clubs qu’il devra devancer dans la seconde phase tout comme Poissy, pensionnaire de la Poule A qui, actuellement, compte deux succès pour 17 revers.
L’ETAT DE FORME DES DEUX CLUBS.
Passée complètement à côté de son sujet en seconde période à Fos-sur-Mer (99-69), l’Etoile a très mal préparé ce choc crucial dans la lutte pour le maintien en Nationale 1. Ce qui a provoqué une grosse colère de Jimmy Ploegaerts. « J’aurais aimé qu’on aborde la venue de Metz dans des conditions plus favorables et qu’on montre un tout autre visage à Fos. Un visage de combativité et d’intensité qu’il faudra absolument voir ce mardi si on veut se donner les moyens de rester dans les clous pour notre survie » A contrario, Metz, longtemps mal en point(s) et qui restait sur deux grosses claques contre Mulhouse (65-94) et à Saint-Vallier (101-70) a causé la principale surprise lors de la dernière journée en se payant le luxe de battre Orchies (80-78) grâce à un game-winner de Lessort après avoir mené 54-34 à la pause. Autant dire que les Canonniers débarquent dans les Ardennes avec un moral gros comme ça malgré une période tourmentée (voir par ailleurs). Même si leur quatrième succès contre le BCO a été acquis alors que les Orchésiens étaient privés de Blanc, Verbaghe et Tyberghien.
METZ : UNE RESTRUCTURATION DIFFICILE.
Repêchés pour évoluer en Nationale Masculine 1 cette saison après une première saison compliquée sportivement, l'été a été marqué en Moselle par le départ de dix joueurs et deux prolongations, celles du meneur Bouvret et Suarez. Sur le poste 1, l'expérimenté Américain Collin Turner, qui valait 13,7 points à 40 % de réussite à 3 points l'an dernier à Tours confirme tout le bien qu’on pensait de lui (20,2 pts, 3 passes). Chez les Grenats, il a retrouvé son ancien coéquipier, Tyron Minfir (8,4pts) qui évoluait lui aussi sous le maillot tourangeau la saison dernière. Le côté défensif a été un des axes principaux du recrutement des Canonniers. Fortas (11, 8 pts), de l’ex-Carolo Boundy, l’excellent Seck (8 rebonds, 10,2 pts), Lessort, Alioune et Beaubois complètent l'effectif d'Alexandre Palfroy. "On a essayé de combler les carences qu'on avait l'an dernier, notamment sur le plan athlétique et défensif, mais cette équipe n'est pas en reste offensivement. On a un beau collectif pour s'exprimer", analyse l’entraîneur lié au club jusqu'en 2028.
LA TROISIEME OPPOSITION ENTRE CLUBS DU GRAND-EST.
Désormais habitués à se rencontrer parce que leurs confrontations remontent à la N2 avant de s’être prolongées en Nationale 1 ou en Coupe de France, Carolos et Messins se retrouvent, demain soir, à l’Arena pour la troisième et dernière fois cette saison. Les Canonniers mosellans avaient débuté par une victoire en 32e de finale de Coupe de France en s’imposant à Charleville-Mézières : 90-81 le 12 septembre dernier au moment où l’Etoile était privée de Nemanja Kovanusic et Sébastien Michineau. Les Carolomacériens avaient eu le bon goût de prendre leur revanche dans un match de championnat, autrement plus important, le 21 octobre, au Complexe Saint-Symphorien : 83-80. Une victoire qu’il serait bon de dupliquer, ce mardi soir.
COLLIN TURNER, UNE VRAIE PERLE
Après ses compatriotes Lee, Auston Calhoun, Dee Franklin, Amis Smith et Mike Nwabuzor, Collin Turner est le sixième joueur américain de la jeune histoire du club mosellan à avoir été recruté par les Canonniers de Metz. A 30 ans, le meneur de jeu des Grenats pour qui c’est la deuxième saison française en N1 après avoir déjà fait les beaux jours de Tours, brille de mille feux en Lorraine (20,2 pts, 3,4 passes, 3,9 rebonds et 18,6 d’évaluation). En cochant plusieurs cases dont une belle efficacité longue distance (50,7 %), il assume pleinement le leadership de l’équipe mosellane. Il est, incontestablement le grand bonhomme dans le jeu des Messins.
FORTAS, ANCIEN COEQUIPIER DE « WEMBY ».
Doté de qualités athlétiques intéressantes et fort défenseur, Florian Fortas va connaître une quatrième saison en NM1 depuis son départ de Nanterre. L’ancien coéquipier de Victor Wembanyama et Maxime Raynaud rejoint les rangs des Canonniers pour retrouver de la confiance et un temps de jeu confortable.
METZ ENCORE SANCTIONNE.
Metz vient de se faire retirer cinq points au classement de la première et seconde phases de Nationale 1 pour dépassement de l’encadrement des charges de personnel sur la saison 2024/25, non-respect du budget validé sur la saison 2024/25 et de l'obligation de constitution du fonds de réserve sur le même exercice et production de documents incomplets, ou non fiables, ou ne présentant pas la réalité de la situation financière du club. La décision a été rendue publique, vendredi dernier, par la FFBB au regard de l’examen des comptes définitifs de la saison 2024-2025 effectué par la Commission de Contrôle de Gestion les 10, 11 et 12 décembre dernier. Pour les mêmes raisons, l’Aurore de Vitré a pour sa part écopé d’une pénalité financière de 2.400 euros et d’un retrait de trois points dans les deux premières phases de la compétition.
DES AMENDES POUR NEUF AUTRES CLUBS DE N1.
Par ailleurs, neuf autres clubs des deux poules de Nationale 1 ont pour leur part écopé de sanctions financières. Il s’agit de Berck et Besançon (1.000 euros), Sables Vendée (1.400 euros), Orchies, Toulouse et Angers (2.000 euros), Fougères (3.000 euros), Rennes (3.600 euros) et Boulogne (17.000 euros).
DU RENFORT CHEZ LES CONCURRENTS DE L’ETOILE.
Avant le début de la seconde phase dans la poule basse et alors que la bagarre est déjà lancée dans la course au maintien, plusieurs clubs actuellement en péril se sont renforcés pour assurer leur maintien. C’est le cas de deux clubs de la poule A. Chartres après avoir pris Franck Le Goff comme coach s’est donné les moyens de redresser une trajectoire très compromise en enrôlant Gendrey et Radnic. Alors que Poissy ( 2 victoires, 17 défaites) a enrôlé l’ancien Berckois Rémi Dibo pour combler les départs de deux piliers du club yvelinois : Gendrey (17,7 pts, 17 d’évaluation) comme pigiste médical et Bastian (10,8 pts, 7,5 rebonds). Avant cela, dans la poule B, Metz, l’hôte de l’Etoile, ce mardi, avait fait signer le joueur extérieur Isay, ancien espoir de Boulogne-Levallois et Saint-Quentin alors que Besançon avait pour sa part recruté le talenteux lituanien Augustinas Vinnkus (13,8 pts, 11 d’évaluation depuis son arrivée dans le Doubs).
LA JOURNEE.
Voici les matches figurant au menu de cette vingtième journée : Berck/Lyon SO, Besançon/Fos-sur-Mer, ETOILE/Metz, Orchies/Le Havre, SCABB/Mulhouse et Salon/Saint-Vallier.






