Sébastien Michineau prend son mal en patience et croise les doigts

15 mai 2026 17:45:00 dans NM1

   

"Ça va, je continue ma rééducation. Mon genou a retrouvé de la force et je marche beaucoup mieux. Bref, j’entrevois le bout du tunnel. "

Après avoir été blessé en retombant mal sur une de ses jambes à Berck le 8 novembre (rupture du ligament croisé antérieur du genou droit) 2025 et opéré le 5 décembre 2025 à Reims, Sébastien Michineau qui s’est donc contenté de 17 matches cette saison a dû franchir plusieurs étapes pour espérer revenir sur les parquets en octobre prochain. L’ancien joueur pissiacais (35 ans) relate ici son existence depuis le début de son indisponibilité.

"Aussitôt après cet accident, il a d’abord fallu que je retrouve une extension complète de ma jambe et que mon genou se dégonfle. Par la suite après avoir effectué des IRM et eu des explications du chirurgien, j’ai donc subi une intervention à Reims. A la sortie de l’hôpital, j’ai suivi un long et fastidieux processus. Au départ, j’ai dû m’aider de béquilles pour me déplacer à Charleville-Mézières puis dès décembre j’ai entamé des séances de kiné avec Loïc et Aubin et poursuivi un travail de réveil du quadriceps et de mobilité avant de faire de plus intenses séances de kinésithérapie."

Durant toute cette période, Sébastien a compté quotidiennement sur le soutien de son épouse et sa fille et aussi de son père venu spécialement le voir l’aider à mieux traverser « cette situation difficile » d’autant qu’il n’avait jamais été blessé aussi gravement, hormis un pépin au poignet.

 

Deux fois à Capbreton

 

Après trois mois postopératoires, en mars, le meneur de jeu carolo est parti sur la côte landaise au centre de suite de soins et de réadaptation pour sportifs (CERS) de Cap Breton, seul site en France spécialisé dans la prise en charge des Sportifs pour un séjour de trois semaines.

"Au CERS où il existe plusieurs plateaux, j’ai croisé pas mal de sportifs dont des basketteurs de Val de Seine et Besançon, quelques footballeurs évoluant dans des championnats européens et beaucoup de rugbymen dont trois du Top 14. Au terme de cette période au cours de laquelle j’ai travaillé de façon intense, j’ai beaucoup progressé. Cela m’a fait beaucoup de bien. J’ai eu l’impression de gagner du temps dans ma rééducation."

A cinq mois post opération, Sébastien Michineau constate qu’il marche beaucoup mieux tout en parvenant à exécuter pas mal d’exercices de renforcement (squats, fonte, etc…) :

"Je sens mon genou beaucoup plus stable et de plus en plus fluide, en tout cas beaucoup moins raide qu’au début."

Maintenant, le joueur carolo attendra avec impatience le prochain « step » :

"La reprise, petit à petit, de la course et les mouvements de pivot et d’appui qui vont avec tout en continuant le travail de renforcement de ma jambe."

Après, c’est l’écoute de son corps qui dira au natif de la Guadeloupe s’il est en possibilité d’obtenir le feu vert pour reprendre normalement sa passion et son activité professionnelle.

"En tout cas, mon objectif, après être retourné en juin à Capbreton pour une phase de réathlétisation, c’est d’essayer d’être prêt à 100 % pour le prochain exercice après avoir bien suivi tout le protocole."

Cette ultime étape du processus, intervenant après les soins médicaux et de rééducation, représentera un enjeu clé pour retrouver le niveau de fonctionnement initial de son genou gauche. Celle qui permet aussi de restaurer la confiance et ses capacités avant un retour progressif à la performance. Sous contrat encore un an, Sébastien a en tout cas « kiffé » la fin de saison de ses partenaires, arrivés à assurer très vite le maintien en Nationale 1. Et après s’être contenté de suivre les séances d’entraînement de ses partenaires, il souhaite maintenant revenir dans le coup et contribuer à un nouveau maintien de l’Etoile à ce niveau.

Propos recueillis par Pascal REMY

  

INFOS :

PICHARD PARLE DE L’ETOILE.

Ayant fait l’objet d’un interview dans la dernière livraison du magazine de la FFBB, Théo Pichard révèle que cette saison, il a été ravi de jouer autant.

"Et quand tu arrives à jouer 30 minutes de moyenne à Charleville à chaque match, ça fait toujours plaisir même si ce qui m’importe le plus sur un terrain de basket, c’est de gagner des matches. C’est là que je me sens mieux en tant que compétiteur. Et j’espère que ce qui m’est arrivé pourra continuer le plus longtemps possible par mon travail, ma discipline et ma persévérance."

Avant d’ajouter à son interlocuteur, Julien Guérineau :

"Je ne peux pas dire qu’en venant dans les Ardennes ou on m’a pourtant proposé les clés du camion, j’avais des certitudes. Mais je savais quand même que j’avais toujours mon basket, c’est-à-dire pouvoir un peu tout faire sur le terrain. Faire jouer les autres, aller au rebond et défendre. Là où j’ai surpris un peu plus de monde, c’est dans ma capacité à pouvoir aller scorer et provoquer des fautes. Mais c’était malgré tout difficile après deux ans sans jouer ou presque de se dire je vais être meilleure évaluation de N1 au bout de 15 matches…"

 

LE HAVRE EN ÉLITE 2.

Premier du groupe A de la phase 2 de Nationale 1 et succédant ainsi à Quimper, Le Havre a décroché le premier ticket d’accession en Elite 2. Huit ans après sa dernière saison à ce niveau, le club normand retrouve donc la deuxième division professionnelle, ce qui ne l’empêchera pas de participer aux actuels playoffs qui a pour objectif d’attribuer le titre de champion de France de N1 et le deuxième billet de montée à l’étage supérieur. Les quarts de finale commencent ce vendredi avec les affiches suivantes : Le Havre/Lorient, Fos-sur-Mer/Orchies, Mulhouse/Tours et Tarbes-Lourdes-Levallois. Matches retour le 22 mai et belle éventuelle le 24 mai.

 

« FRED » JAUDON EN PASSE DE RETROUVER L’ÉLITE.

A 56 ans, l’ancien assistant de Cédric Heitz à l’Etoile qui avait ensuite reconstitué le même binôme à Reims avant de devenir l’adjoint de Thomas Andrieux au Champagne Basket puis du même Andrieux et de TJ Parker à la Chorale de Roanne va de nouveau exercer en Betlic Elite suite à l’accession du club roannais à ce niveau. Le jour de la victoire de Roanne à Quimper, « Fred » avait figuré pour la 400e fois sur un banc de LNB. Cela commence à compter… Sa compagne, la carolomacérienne, Aline, est souvent aperçue dans les travées de l’Arena pour supporter l’Etoile.

 

MALONGA DEVRAIT RESTER A ROUEN.

Toujours en contrat avec Rouen, Rosaire Malonga devrait rester en Normandie où il a donné satisfaction. Mais l’ancien meneur de jeu carolo ne sait pas encore l’identité de son prochain coach car l’ancien technicien de Vrigne-aux-Bois, Jean-Denys Choulet, a d’ores-et-déjà fait savoir qu’il ne prolongerait pas à Rouen. Il semble qu’il soit en contact avec un club de Betlic Elite et ferait partie de la short-list du Limoges CSP avec Pierrick Poupet.

 

RESIMONT DIPLOMÉ.

Le natif des Ardennes, Liévin Résimont, cadre au sein du pôle Espoirs de la ligue Grand Est vient d’obtenir le diplôme d’analyste du jeu de basket. Félicitations à lui.

 

INCERTITUDES POUR MONACO ET LE PORTEL.

Les situations financières de Monaco et Le Portel pourraient bien reculer les dates de sortie de la saison 2026-2027 en Nationale 1. Car certains observateurs pensent que Quimper voire même Challans pourraient bien sauver leur place Elite 2 si le club de la Principauté et celui du Pas-de-Calais venaient à être rétrogradés en N1 voire même plus bas comme il se murmure dans le milieu.

   

  

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