Bilan chiffré d’une saison enivrante

12 mai 2026 17:30:00 dans NM1

    

Théo Pichard, le cumulard

 

ÉVALUATION.

Cela n’étonnera pas les habitués de l’Arena. L’homme à tout (bien) faire de l‘Etoile, Théo Pichard, qui sait à merveille faire jouer les autres, aller au rebond, marquer des points et défendre a été le meilleur joueur de Nationale 1 à l’évaluation. Avec une moyenne de 23,9 par match, il se positionne loin devant Sasha Derradji (19,8), Alexis Yetna et Nathan Soliman (19,1) et de l’Américain de Metz, Colin Turner (19). A l’échelon carolo, arrivent derrière lui : Melvyn Da Silva (15,2), Patrick Mwamba (12,6), Maydden N’Nah Ndong (12,2), Valdelicio Joaquim (11,2) et Mario Tonji (10,2).

 

CINQ MARQUEURS.

L’Etoile a pu compter lors de cet exercice sur cinq réalisateurs à plus de dix points : Melvyn Da Silva, son plus gros scoreur (17,4 pts), Théo Pichard (14,5 pts), Maydden N’Nah Ndong (12,3 pts), Patrick Mwamba (11,6 pts) et Valdelicio Joaquim (10,4 pts).

 

PASSEURS : PICHARD RAPPELLE HERMANNSSON.

Au niveau de la créativité, Théo Pichard s’est très vite affirmé comme le chef d’orchestre de l’équipe carolomacérienne avec une moyenne de 8,1 offrandes par match à ses partenaires de jeu. L’Etoile n’avait plus connu un tel maestro depuis le passage en Pro B, en 2016-2017, de l’Islandais Martin Hermannsson, lequel avait laissé une sacrée empreinte dans les Ardennes, en signant son premier contrat professionnel à l’Etoile. Le rookie islandais joua ensuite plusieurs saisons en Euroleague.

Tout en se souvenant de son passage à Charleville-Mézières:

« La France était le meilleur endroit possible où démarrer ma carrière. Charleville reste l’une de mes meilleures expériences en carrière. On avait une super équipe, cela a été l’une des plus grandes saisons de l’histoire du club ! »

Derrière Théo, auteur de 194 passes décisives en 24 matches, Lucas Depaix (3,6 passes), Maydden N’Nah Ndong et Sébastien Michineau (3,4 assists) et Courtois (2,6) ont été les plus partageurs.

 

REBONDEURS : PICHARD MIEUX QUE LES GRANDS.

Grâce à son 1,98 m et son sens du placement, Théo Pichard dont on connait le côté compétiteurs s’est aussi avéré le meilleur rebondeur de son équipe avec 5,8 prises des deux côtés du parquet. Il devance de peu, le géant carolo (2,08 m) Valdelicio Jaoquim (5,4 rebonds), Patrick Mwamba (5,2), Mario Tonji (5,1) et Melvyn Da Silva (4).

 

DA SILVA LE PLUS UTILISÉ.

Avec 1.136 minutes de présence sur les parquets de Nationale 1 avec l’Etoile, Melvyn Da Silva a été l’élément auquel Jimmy Ploegaerts a le plus recouru. Comme son compère Théo Pichard (742 minutes en 24 matches). Tous les deux ont donc bénéficié d’un temps de jeu de 31 minutes par rencontre.

Derrière eux, les joueurs les plus employés ont été Mwamba (28 minutes), N’Nah Ndong (27 minutes), Courtois et Michineau (25 minutes), Joaquim (20 minutes), Tonji (18 minutes), Lucas Depaix et Kieger (17 minutes). Ce qui explique que tous les joueurs de l’Etoile se sont sentis impliqués tout au long de l’exercice.

 

UN RECORD COLLECTIF…

Lors de cette saison exceptionnelle conclue par un maintien décroché rapidement, un bilan à l’équilibre et des matches mémorables, l’Etoile a aussi signé une série de neuf victoires consécutives entre le 17 mars et le 26 avril en égalant la performance réalisée en tout début de saison par Le Havre, le premier accédant de N1 en Elite 2.

 

ET DES « PERFS » INDIVIDUELS.

Au rayon individuel, Théo Pichard qui n’avait plus joué depuis deux ans au haut niveau après ne pas avoir été utilisé à Monaco et très peu à Orléans peut se féliciter d’être passé dans les Ardennes où il s’est pleinement épanoui à l’Etoile.

« Cela a été libérateur » a-t-il récemment confessé à un journaliste de la FFBB. En tout cas, en l’espace de 24 matches et près de 31 minutes par rencontre sous le maillot carolo, l’ancien international chez les jeunes a affiché la meilleure évaluation de la Nationale 1 (23,9), terminé meilleur passeur de la division (8,1 passes décisives) et troisième meilleur réalisateur de lancer-franc (4,8 pts réussis sur 6,8 tentés par match, soit 114 points ainsi marqués sur 155 tentatives, derrière Bridgewater (5,1) et Soliman (4,9).

 

MELVYN, MARIO ET SEBASTIEN A L’HONNEUR.

Trois autres basketteurs carolomacériens ont aussi joué classés dans certains registres du jeu. Comme Melvyn Da Silva qui, porté par l’exploit XXL réalisé contre Rennes, le 17 avril (41 pts, 41 d’évaluation) a terminé quatrième scoreur de la Nationale 1 (17,4 pts, soit un total de 643 points en 37 rencontres) sur les talons de Colin Turner (19,6 pts), Bridgewater (19,5 pts) et Louis Marnette (19,5 pts). Mario Tonji émerge, pour sa part, à la seconde place derrière Mahrz Karabi (77,3 %) à… l’adresse aux tirs avec 72,3 de réussite (94 tirs marqués sur 130 tentatives). Ce qui va l’autoriser à peut-être plus tenter sa chance, la saison prochaine, en dessous du cercle. Quant à Sébastien Michineau, au long des 18 matches qu’il a joués avant sa blessure au genou, survenue à Berck, le 8 novembre, il est resté le troisième joueur le plus adroit à trois points avec 8 paniers réussis derrière l’arc de cercle, à 44, 4 % de réussite. Seuls, Axel Doussou (50%) et Damien Archinard (45,9 %° le précèdent.

 

COURTOIS MEILLEUR MARQUEUR CAROLO.

Modèle de fidélité au club avec Pierre-Baptiste Kieger (six saisons consécutives, chacun), Martin Courtois a supplanté son partenaire, le pivot serbe Nemanja Kovanusic, indisponible durant toute la saison, pour devenir le meilleur scoreur du moment à l’Etoile avec 1.157 points marqués pour le club ardennais en 154 matches. Le club carolo compte aujourd’hui, trois éléments ayant passé les plus de 1.000 points : Martin Courtois 1.157, Nemanja Kovanusic 1.154 en 76 matches répartis sur deux saisons et Pierre-Baptiste Kieger 1.112 points en 151 matches.

 

QUE DE CARTONS !

Au cours d’une seconde partie de saison enthousiasmante, parfaitement maîtrisée et balisée par 16 victoires lors des 21 dernières rencontres, l’Etoile nous a livré quelques cartons qui auront eu l’effet d’attirer de très belles affluences à l’Arena : 110-81 et 110-84 devant Angers et Poissy, 69-101 à l’INSEP devant le Pôle France et 100-109 pour finir à Poissy. Sans oublier les succès prolifiques glanés aux dépens de Salon-de-Provence (83-91), Metz (96-78), Berck (95-78), Pole France (93-72), Val-de-Seine (97-79), Vitré (91-95), Rennes (97-91) et Chartres (95-92). 

Pascal REMY

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