Lucas Depaix : «je travaille pour mériter ce temps de jeu »
19 mars 2026 11:45:00 dans NM1
A 26 ans, le Carolomacérien Lucas Depaix continue de faire sa place et en ayant un rôle de plus en plus important dans le jeu carolo. Comme le démontrent ses statistiques individuels : 4,4 pts, 3,7 passes, 2,3 rebonds et 6,7 d’évaluation par match en 19 minutes de jeu. Et aussi quelques records individuels avec notamment dix et huit offrandes à ses partenaires contre Metz et le Pôle France et ses 10 points contre Le Havre.
Interview du « sanglichon ».
Lucas, revenons déjà sur la récente victoire face à Val-de-Seine (97-79).
"Contrairement à ce qui s’était passé à Rennes (82-77), l’équipe a agi au lieu de réagir. On a tout de suite été dedans au point de rester en tête plus de 36 minutes. L’intensité et l’envie étaient là. Nous avons aussi joué collectif et ensemble autant offensivement que défensivement. C’est donc un match qui doit nous servir de référence pour la suite. On se sait par ailleurs capable d’assurer de gros scores et de faire du spectacle, ce qui plait au public de l’Arena."
Grâce à ce dixième succès, cette saison, l’Etoile garde ainsi son destin entre les mains.
"Comme le dit le coach : tant qu’on gagne, on ne regarde pas derrière nous, voilà pourquoi on cherche à rester le plus haut possible au classement en gagnant un maximum de matches. C’est un leitmotiv. Le maintien passera par-là."
140 rencontres en N2 et N1
C’est ta sixième saison au sein de l’équipe première de l’Etoile où tu sembles bien installé aujourd’hui dans un rôle de backup qui te permet de jouer en moyenne 19 minutes par match.
"Après avoir joué en N3 (22 matches, 7,4 pts en 2018-2019) lorsque l’Etoile jouait déjà en N1 avec Nemanja (Kovanusic), j’ai joué 77 matches en N2 en l’espace de cinq saisons et en évoluant de façon beaucoup plus régulière sous la conduite de Jimmy, pour enchaîner ensuite 63 matches de Nationale 1 (*). Durant toutes ces campagnes, j’ai assuré le rôle de second meneur de Louis-Marin Alix, Melvin Aït Alia, Johan Clet, Idrissa Pouye, Rosaire Malonga, Sébastien Michineau et Théo Pichard en disputant un total de 140 rencontres dans le team fanion. Disons que maintenant, j’ai mes repères mais je voudrais encore évoluer en gagnant du temps de jeu supplémentaire. Pour cela, il faut encore être plus fort."
Dans quels domaines as-tu le plus progressé ?
"D’abord, j’ai emmagasiné de la confiance en méritant de jouer durant un bon espace de temps, ce qui m’a permis sans être le leader de l’équipe d’être tout de même un vrai chef d’orchestre lorsque j’assure le relais de Théo en étant capable de monter le ballon, de faire des passes et de défendre."
Quel aspect de ton jeu dois-tu encore travailler pour être encore plus performant ?
"Oser prendre des tirs ouverts, faire de plus en plus de bons choix, ne pas hésiter à prendre des responsabilités et être encore plus régulier dans le domaine défensif ; Ce sont les ingrédients à mettre pour être encore plus fiable à ce poste de meneur."
Une grande famille de basketteurs
Le fait d’appartenir à une longue famille de basketteurs a-t-il influé sur ton parcours ?
"Forcément oui. Depuis ma naissance, je baigne dans ce milieu. J’ai fréquenté régulièrement les salles occupées par l’Etoile : Dubois-Crancé, Bayard et l’Arena. A la maison, les discussions tournaient le plus souvent autour du basket. Il ne pouvait pas en être autrement à partir du moment où mon grand-père Pierre, ma grand-mère Jeannine, mon oncle, Thierry Marcaille, mes parents Ludovic et Nathalie et enfin mon frère ainé Loïc ont tous manié la balle orange dans différents clubs ardennais. J’ai donc naturellement suivi le mouvement en profitant de leurs conseils. Mais le basket d’aujourd’hui n’est plus le même. Eux tous en dehors de mon ainé n’ont pas connu, par exemple, le tir à trois points (rires)."
Parmi les joueurs que tu as côtoyé à l’Etoile, quels sont ceux qui t’ont le plus marqué ?
"Melvin Aït-Alia qui évolue maintenant à Cergy en N2 que je trouvais très fort et avec lequel j’ai gardé des contacts. Sans oublier bien sûr Jonathan Mkamba, un joueur exemplaire dans le travail et le combat, Rosaire Malonga qui prouve à Rouen qu’il avait sa place en ProB et aussi des éléments avec lesquels je me suis très bien entendu comme Yannick Ngali, Kevin Hangoué et Idrissa Pouye."
Le fait d’être devenu pro à part entière a-t-il constitué pour toi une étape importante ?
"Ne plus travailler en parallèle m’a permis d’être plus impliqué dans le basket, de me consacrer à 100 % au club, de faire aussi plus de musculation et de mieux me préparer physiquement et mentalement."
Ressent-on plus d’excitation à jouer à ce niveau lorsqu’on a le statut de joueur local façonné au club ?
"Lors des premières saisons, ce fut manifestement le cas car j’étais plus jeune mais avec l’expérience et à maintenant 25 ans, j’ai passé ce cap. Je ne me considère plus comme un bizut."
Qu’attends-tu du déplacement à Vitré ?
"Continuer dans la dynamique actuelle, car malgré la désillusion connue à Rennes (82-77), on vient tout de même de gagner six matches lors des dix dernières journées. Et, il y a quelque chose à aller chercher là-bas. A nous d’être solide et d’aller en mission."
Propos recueillis par Pascal REMY
(*) Ses records au scoring : 13 points contre Poissy en N1 (2024-2025), 16 points face à La Charité-sur-Loire en N2 (2022-2023) et deux fois 15 points devant Margny et Saint-Maur en N3.






