Jean-Marc Bouthors : 1.000 matches après 42 ans de basket !
29 avr. 2026 12:30:00 dans NM1
Au terme de son neuvième succès consécutif contre Vitré (76-67), L’Etoile l’a mis en évidence en fêtant ce qui constituait son… 1.000e match. Dans le milieu du basket depuis 42 ans (dont 39 en professionnel), Jean-Marc Bouthors, l’assistant de Jimmy Ploegaerts, revient sur sa riche carrière débutée en 1984 à l’Amiens SC et toujours en cours.
JOUEUR.
"J’ai disputé neuf saisons en N2. Et, hormis un exercice à Bruay-en-Artois, j’ai fait toute ma carrière de joueur à Amiens, débutant dans ce club en 1984 à l’âge de 18 ans tant en juniors qu’en seniors. J’y ai côtoyé le futur berckois, Patrick Holleville, devenu le parrain de mon fils, Pierre. Mais le côté technicien et tacticien m’est venu très jeune. C’est ce qui m’a amené à 26 ans après une blessure au genou à passer mes diplômes d’entraîneur. Dès l’âge de 14 ans, j’avais encadré des poussins et benjamins. C’était déjà en moi et cet c’est aspect qui a ensuite pris une place majeure dans ma passion pour le basket. Les deux internationaux polonais qui m’ont coaché à Amiens, André Kazmarov et Andrej Zarzeky, m’avaient inculqué leur rigueur défensive et leur philosophie du basket passant par le jeu rapide."
COACHING.
"J’ai débuté ma carrière professionnelle de coach avec les féminines d’Amiens où j’ai encadré l’internationale française et ancienne clermontoise Dominique Sinsoillliez. Comme à Calais, deux années plus tard, j’ai fait monter les Amiénoises en Ligue féminine 2. Par la suite et jusqu’en 2008, j’ai basculé chez les masculins en devenant tour à tour entraîneur à Liévin (N1), Beauvais (N1 puis Pro B), 59-62 Escaudoeuvres (N1) aujourd’hui disparu des radars, Longueau (N2) et enfin Caen (N2) où je m’occupais aussi de la formation."
DEUX EXPÉRIENCES A L’ÉTRANGER.
"Par la suite, j’ai eu l’opportunité grâce à un président francophile de poursuivre mon parcours au plus haut niveau anglais, en BBL, à Thames Valley Tigers, club de la banlieue Est de Londres avec lequel j’ai joué deux finales de playoffs sans jamais être sacré champion d’Angleterre. Le principal sponsor du club ayant arrêté, le club a disparu. Du coup après être revenu un moment en France, j’ai assumé une deuxième mission à l’étranger en Bundesliga allemande pour m’occuper durant trois ans du scouting de l’équipe d’Ulm simplement pour l’Eurocup. Au cours de ces missions, j’ai côtoyé le très haut niveau. Une expérience originale qui m’a amené beaucoup d’éléments supplémentaires à exploiter par la suite dans le rôle de GM."
DIRECTEUR SPORTIF ET MANAGER GÉNÉRAL.
"Mon épouse étant gravement malade, je me suis ensuite rapproché de ma région pour occuper un premier poste de directeur sportif à Lille Métropole. J’y suis resté sept ans en vivant deux accessions et trois saisons en ProB avec l’entraîneur Christian Cléante et le président Servais Tomavo qui a beaucoup compté pour moi à une période où j’ai perdu ma femme. On avait bâti quelque chose de vraiment très solide."
A ORCHIES AVEC JIMMY.
"Après un retour de trois ans à Calais pour restructurer le club masculin et lui donner une structure plus professionnelle, j’ai rejoint Orchies où j’ai connu les play-offs d’accession en ProB avec Jimmy (Ploegaerts). C’est là-bas qu’on a bâti une amitié très forte et beaucoup de complicités entre nous. Le BCO voulait que je continue l’aventure mais comme il n’a pas conservé Jimmy, je suis parti en décidant de prendre ma retraite."
L’ETOILE, UNE TRES BELLE AVENTURE.
"Lors de l’accession de l’Etoile en Nationale 1, Jimmy a beaucoup insisté pour me sortir de ce statut et… m’aider à rajeunir (rires). Et, finalement, j’ai replongé pour vivre deux belles années à ce niveau même si ce n’était pas simple de préserver notre billet en N1 avec la montée du niveau des équipes et des budgets adverses très importants. Personne n’a conscience du travail réalisé par le staff et les joueurs pour obtenir les résultats actuels. Ces deux très belles aventures ont demandé beaucoup d’investissements mais le travail a porté ses fruits deux fois consécutivement."
LE MEILLEUR SOUVENIR.
"Les onze accessions que j’ai pu connaître avec différents clubs. Et notamment celle avec Beauvais et Lille. Je n’ai par ailleurs jamais connu la moindre relégation, ce qui est important pour moi qui est un homme de challenges"
LE PIRE.
"Lorsque j’ai appris et c’est relativement récent la disparition du Lille Métropole Basket. Un gros crève-cœur qui m’a beaucoup marqué. J’ai eu le sentiment qu’on avait foutu en l’air un club qui me tenait à cœur. Sinon, si le basket m’a beaucoup donné, le drame de ma vie, bien sûr, a été la disparition de ma femme Sylvie, que j’avais coachée à Amiens."
Propos recueillis par Pascal REMY






