L’Etoile arrache sa douzième victoire à domicile
5 mai 2026 23:00:00 dans NM1
Happy end à l’Arena.
Les Carolos n’ont pas fait faux bond à leurs supporters en signant une onzième victoire d’affilée à l’Arena tout en consolidant leur place de meilleure attaque de la poule (2.182 points marqués en 25 matches ce soir) et en restant seul troisième place en raison de la défaite de Rennes à Besançon (98-84). Chartres, le premier relégable a donc été la dernière victime des basketteurs carolos (95-92) dans un écrin où ils font désormais la loi depuis le… 20 janvier dernier. Soit près de quatre mois. Pichard (23 pts à 9/10 aux tirs, 9 rebonds, 7 passes, 37 d’évaluation), Da Silva malgré un match pour une fois en demi-teinte (19 pts à 7/20 aux tirs), Courtois (11 points à 66,7 % d’adresse, 16 d’évaluation) et Tonji (10 pts, 9 rebonds, 20 d’évaluation) ont été les hommes forts de l’Etoile.
LE MATCH : 95 POINTS POUR COMBLER ENCORE L’ARENA.
Pour sa dernière sortie à domicile devant près de 2.000 Ardennais, l’Etoile entendait faire oublier son premier faux pas à Angers (86-80) depuis le seul revers enregistré jusqu’alors dans ce groupe B à Rennes (82-77) le 13 mars. Sous les yeux de l’ancien joueur ardennais passé par Vrigne et l’Etoile, Thierry Marcaille, qui a laissé une sacrée empreinte dans les Ardennes, c’est Chartres qui effectuait le meilleur départ (14-22). Pichard, Tonji, Mwamba et Joaquim avaient beau trouver le chemin des filets, Jimmy Ploegaerts réclamait un temps mort pour passer une soufflante à ses joueurs, trop statiques en défense. Rien n’y faisait puisque Siegwarth et Lefebvre continuaient de plus belle (16-24). Heureusement Joaquim était dans un jour faste, Kieger signait un primé dès son apparition sur le parquet d’un tir du corner et Pichard se démenaient pour impulser le sursaut attendu avant la fin du premier quart-temps (28-31). Un feu de paille, car Sebabe, Gendrey et Siegwarth beaucoup plus incisifs repartaient dare-dare (32-42). Les spasmes de N’Nah Ndong, Kieger et Tonji ne suffisaient pas à relancer des locaux, toujours en berne (37-51).
"Je n’étais pas du tout en accord avec cela car les attitudes, alors, ne me plaisaient pas." dira après-coup le coach carolo.
N’Nah Ndong, Da Silva, Courtois et Pichard (19 points à 100% aux tirs et déjà 25 d’évaluation dans ce premier acte) sortaient les « blancs » de leur torpeur initiale (52-56) mais l’ex-Carolo Mondésir (13 points, 5 rebonds) maintenait les Chartrains très adroits aux lancers (19 sur 21 tentatives) devant à la pause (54-60). Da Silva n’étant pas du tout dans le coup (1/7). A la reprise, Tonji, Mwamba et Pichard remettaient d’abord les pendules à l’heure (60-60) avant que Tonji, N’Nah Ndong et Da Silva prennent les commandes (67-60 au bout d’un 13-0). Chartres commençait à tirer la langue. Courtois justifiait son nouveau statut, Da Silva se retrouvait au bon moment et l’Etoile s’envolait juste avant le dernier acte du match (78-69).
Handicapée par les fautes
Certes Kieger et Pichard maintenaient leurs partenaires en pole position mais Gendrey, Mondésir et Dimoke ne lâchaient rien (83-80) devant des locaux avec deux joueurs à quatre fautes (Tonji et Kieger) et sans Mwamba sorti pour cinq fautes. Ce qui permettait à de coriaces et vaillants Euréliens de prendre à nouveau le lead (85-90). Da Silva et Courtois d’un flotteur semblaient plier l’affaire (93-90). Il fallait tout de même deux gros « maousse » de Pichard et Tonji et un ultime panier de Da Silva pour voir les Carolos s’adjuger non sans mal la mise finale : 95-92. Avec son habituel jeu offensif, l’Etoile signait son dix-neuvième succès au cours de la campagne 2025-2026 (treize à domicile et six à l’extérieur) et gardait la main sur la troisième place tout en se rapprochant d’un bilan qui sera parfaitement équilibré en cas d’ultime victoire, vendredi, à Poissy.
Le public ardennais devra maintenant patienter jusqu’en septembre pour retrouver l’Etoile pour un troisième aventure en Nationale 1 qui s’annonce d’ores-et-déjà très difficile car il se soldera en fin de saison par six descentes. Autant dire que les dirigeants carolomacériens devront encore faire preuve de perspicacité et d’habileté dans leur futur recrutement malgré un budget toujours limité dans une division de plus en plus costaude.
Pascal REMY
LES MARQUEURS : Marbaise, Pichard 23 pts, Lo.Depaix, Courtois 11 pts, Kieger 9 pts, N’Nah Ndong 11 pts, Mikheladze, Da Silva 19 pts, Mwamba 4 pts, Tonji 10 pts, Joaquim 8 pts.
Jimmy Ploegaerts : « C’était important de gagner et bien finir cette belle histoire devant notre public »
"Il fallait bien finir car comme lorsque l’on va au cinéma ou lorsqu’on lit un livre, les gens retiennent bien souvent la fin. Et en gagnant ce onzième succès consécutif à domicile, on peut dire qu’on aura régalé notre public jusqu’au bout. Et je tenais à ce que l’on partage un dernier succès avec notre public pour leur donner encore du plaisir. Et notre fin de match a fait oublier une première mi-temps qui m’avait mis très en colère. En seconde période, on a montré qu’on en avait encore sous les semelles. Maintenant, il va falloir gagner à Poissy pour empêcher Lyon de nous rejoindre sur le fil et aussi pour terminer la saison sur un bilan équilibré. Ce serait une vraie fierté de conclure à 20 victoires et 20 défaites. Car finir avec 50 % de succès lors de notre seconde saison en Nationale 1, ça marque une sacrée progression malgré notre début de saison très compliquée. Il n’y a donc pas de calcul, il faut aller prendre cet ultime match. Aujourd’hui, c’était important de gagner pour le public encore nombreux à être présent, ce soir et pour le président qui nous a toujours fait confiance malgré les difficultés en tout genre à l’entame de l’exercice."
Xavier Vaution, carolomacérien et journaliste à Bein Sport :
"Cette deuxième partie de saison a été exceptionnelle pour l’Etoile qui après avoir eu du mal à décoller pour diverses raisons a fini en beauté sous la direction de Jimmy qui a fait un boulot exceptionnel avec ses joueurs pour finir par une magnifique fin de parcours plein de panache. La première partie d’exercice a donné une fausse idée de l’Etoile qui a remis les pendules à l’heure ensuite. C’est, à mon avis, une formation qui n’avait rien à voir avec une place dans le second groupe. Elle aurait pu prétendre à un milieu de tableau de première phase. Mais le maintien a été facilement acquis. De toute façon, j’ai une confiance absolue et aveugle en Luc Torres pour lequel j’ai beaucoup de respect. Il sait exactement ce qu’il faut faire. Et il ne faut pas oublier qu’il avait auparavant sauvé ce club historique qui mérite d’être encore plus aidé. Je suis un follower de ce club qui nous montre qu’on peut lui faire confiance"






