Martin Courtois : « Ce record de points, c’est le fruit d’une belle évolution au sein du club »
5 mai 2026 08:00:00 dans NM1
Bonjour Martin, es-tu au courant que lors de ton dernier match à Angers, tes onze points marqués t’ont permis de battre un record ?
"J’ai battu un record à Angers ?"
Après un blanc au téléphone
"Non, je ne vois pas du tout de quoi il est question …….. J’aurai laissé une trace ici ?"
Et bien si, tu as dépossédé Nemanja (Kovanusic) de son titre de meilleur scoreur de l’Etoile des huit dernières années…
"Ah, bon… Tu me l’apprends, je n’étais pas au courant. Je ne savais vraiment pas. D’ailleurs, très franchement, je ne m’imaginais même pas être aussi proche de Nemanja au scoring. Mais, bon, je suis content d’apprendre cela de ta part. J’aurai donc quelque part un peu marqué l’histoire du club de mon empreinte et j’en suis honoré. Cela me touche car j’aurai ainsi laissé une trace à l’Etoile à l’occasion de mon passage dans les Ardennes. C’est bien."
En plus, ce titre honorifique tombe lors d’une saison qui fut à un moment très difficile pour toi.
"Cette saison, j’ai effectivement traversé une période particulièrement difficile et compliquée en raison du décès de mon papa, Dominique. Il aurait été très content d’apprendre cette nouvelle et je ne peux que lui dédier ce plaisir d’être devenu un des meilleurs scoreurs du club. Là où il est, il doit être fier de moi. En tout cas, cet évènement représente une belle éclaircie après une période très difficile de mon existence. Reste que je suis aussi conscient que cette pole position est due à l’indisponibilité longue durée de Nemanja qui n’a pu disputer le moindre match, cette saison . J’ai aussi été avantagé par le fait que ce résultat comptable résulte de ma longévité au club puisque c’est le fruit de six saisons consécutives à l’Etoile, où j’ai pris racine ici (rires). Cela n’en reste pas moins une reconnaissance et une belle récompense personnelle."
Une sacrée trajectoire entre la N3 et la N1
Martin, rappelles nous ton parcours à l’Etoile.
"Depuis mon arrivée dans les Ardennes en 2020, je m’en suis tout de même pas mal sorti au niveau sportif. Les deux premières saisons, je n’ai pas beaucoup joué mais j’ai tout de même acquis de l’expérience. Avec l’arrivée au club de Jimmy Ploegaerts et en retrouvant un poste d’arrière qui me convenait mieux, mon rôle au sein de l’équipe a complètement changé. Et d’année en année, en prenant de l’assurance, j’ai gratté du temps de jeu, pris plus de responsabilités et gagné du crédit au point de réussir le passage de N2 en N1. Je suis, ainsi, parvenu à faire ma place de façon régulière pour devenir, à force de travail, un élément sur lequel le coach peut compter. Je suis donc très satisfait de mon évolution tout au long de ces six années. J’ai beaucoup appris de ce tracé que certains pensaient inespéré pour un basketteur qui avant cela évoluait en N3 avec la réserve de Boulogne. Mais j’ai beaucoup bossé pour en arriver là et j’ai franchi pas mal de paliers pour m’installer dans l’équipe. La confiance en moi a fait le reste et je pense avoir ainsi rendu au club toute la confiance qu’il m’a donnée."
Et avec Pierre-Batiste Kieger, tu es devenu l’ancien de l’équipe à… 28 ans ?
"Il y a aussi Lucas Depaix, mais lui il a le statut d’enfant du club où il a toujours évolué."
Quels sont les meilleurs souvenirs depuis ta venue à Charleville-Mézières ?
"Mine de rien, je commence à en voir pas mal. A commencer, bien sûr, par les deux maintiens successifs en Nationale 1, avec une priorité à celui acquis la saison dernière lors de l’ultime match à domicile contre le Pôle France (101-86). Ce fut un extraordinaire moment de communion avec le public et les supporters. Je n’oublie pas non plus la toute première victoire de l’équipe en N1, la saison passée en octobre, obtenue contre Le Havre (89-88) (*), une des grosses écuries de la compétition. Et aussi le jour où on a appris notre accession de N2 en N1 alors que nous étions en stage de préparation pour une saison en N2. Enfin, il y a les amitiés liées au fil des campagnes avec de nombreux coéquipiers."
(*) Martin avait marqué, ce soir-là, 16 points.
En tout cas, tu as l’air d’apprécier la vie dans les Ardennes.
"Voilà six ans que je vis ici et j’ai donc pris mes repères et mes habitudes. Je commence à connaître pas mal de monde au basket mais aussi ailleurs. Cela se passe effectivement bien. Et cela a aussi son importance sur le plan sportif de se sentir bien dans un environnement extérieur."
Un souhait pour finir ?
"Tenter de défendre cette première place si je suis amené à rester encore au club. Mais ça on verra après la fin de saison puisque j’arrive au terme du contrat qui me lie à l’Etoile."
Propos recueillis par Pascal REMY
INFOS :
SES RECORDS.
Lors de ses diverses saisons à l’Etoile, Martin a signé plusieurs records personnels : 19 points contre Prissé-Macon en 2021-2022 en N2, 21 points contre Maubeuge en 2022-2023 au même niveau et 21 points à nouveau face à Dourges en 2023-2024 toujours en N2.
Et enfin, en Nationale 1, 20 et 23 points en 2024-2025 et cette saison contre Besançon. Sans oublier le buzzer beater signé en février 2025 à l’INSEP, la saison passée, lors du match aller de poule basse contre le Pôle France (82-80) au cours duquel il avait inscrit 18 points.
PAS MAL DE GROS SCOREURS DERRIÈRE JEAN-PAUL BEUGNOT.
Derrière Jean-Paul Beugnot qui ne sera jamais égalé pour avoir marqué, marqué encore et marqué toujours des paniers et des paniers de 1952 à 1968 sous les maillots de l’Etoile de Mézières et de Charleville, d’autres gros scoreurs se sont distingués à différents moments dans l’histoire du club ardennais. On pense ainsi à Thioune, Davidson, Minet, Davis, Pratt, Calvez ou Akeem Williams ou Martin Hermannson. Quant à Jean-Paul Beugnot, Il termina meilleur marqueur de Nationale1 (l‘élite du moment) en 1963. Lors d’un match de championnat de France d’Excellence contre Tours, il éleva son record de points à 43. Enfin, lors de sa dernière saison dans cette division, il inscrivit encore 20,2 points par rencontre, à l'âge de trente-six ans.
CHARTRES S’EST LONGTEMPS CHERCHÉ.
Attendu comme un candidat à la remontée en Elite 2, Chartres n’a jamais été en mesure d’atteindre cet objectif. Renouvelé à 100 %, l’effectif eurélien malgré l’arrivée de quatre ex-pensionnaires de Pro B (Théo Lefebvre, Siegwarth, Niasse et Loubaki) n’a pas performé comme ses dirigeants l’attendaient. Loin s’en faut. A tel point que l’équipe a connu pas mal d’allées et venues et aussi trois coaches au cours de la saison : Guillaume Le Pape, Franck Le Goff préfèré alors à Laurent Foirest et enfin l’ex-Carolo Agbé Barakaou.






