Eviter les larmes de crocodiles
16 mars 2026 20:00:00 dans NM1
Battre les « crocos » du Val-de-Seine pour s’écarter plus encore du marigot. Telle sera la mission de l’Etoile, demain soir à l’Arena (20 heures) où les basketteurs carolomacériens devront être à leur meilleur niveau pour prendre le dessus sur Val-de-Seine, la bonne surprise de la poule A durant la saison régulière.
GARDER SES DISTANCES.
"Si on veut rester en survie et garder un écart avec les suivants, on sait que cela passera par un carton plein à domicile tout en allant chercher sur la route quelques autres succès. Cela n’a pas été le cas à Rennes, donc le match contre Val-de-Seine est doublement important. Tant qu’on gagne des matches, on n’aura pas trop à s’inquiéter de ce qui se passe derrière, il faut donc tout faire pour garder notre destin entre nos mains."
Et pour faire pleurer les « crocos », le coach sait ce qu’il faut faire :
"A nous d’être en mission dès la première minute en affichant un état d’esprit et un comportement adéquat et surtout en s’appuyant sur un jeu collectif à base de passes. Il faut maintenant que les joueurs comprennent cela et ne pas être dos au mur pour réagir. Ce sont ces ingrédient- là qui doivent être déclencheurs d’un sursaut. C’est ce qui nous aidera à gagner et nous sauver."
OPÉRATION RACHAT.
Dans la bataille rangée pour le maintien qui l’oppose à pas moins de sept autres clubs et afin de rester en ballottage favorable à la fin de ce troisième tour, L’Etoile sait donc ce qui lui reste à faire, ce mardi, à l’Arena. Pour se faire pardonner, il lui faut absolument battre Val-de-Seine, le quatrième du classement (9 victoires, 5 défaites) pour garder dans son rétroviseur Poissy et Chartres, situé à deux longueurs derrière, Vitré et Salon-de-Provence, pointés pour leur part à trois points, et Metz qui lanterne à cinq unités. En cas de succès aux dépens des « crocos » franciliens, les équipiers de Martin Courtois pourraient peut-être aussi réaliser une bonne opération en profitant des résultats des rencontres : Saint-Vallier/Chartres, SCABB/Vitré, Lyon SO/Poissy, Rennes/Metz voire même de Salon/Angers.
VERS UN MATCH OFFENSIF.
S’il a souvent affiché, comme l’Etoile, de la verve offensive (84,6 pts marqués par match) en gagnant, par exemple, de façon prolifique contre Tours (92-82), Poissy (93-76), le Pôle France (94-85 et 90-96) et Salon (96-102 après deux prolongations), Val-de-Seine a aussi essuyé quelques gros cartons devant Tours (117-73), Levallois (68-88), Toulouse (110-86), Sables d’Olonne (104-70) et Tarbes/Lourdes (94-75). Pour tenir la dragée haute à Val-de-Seine, l’Etoile est prévenue, il lui faudra s’appuyer sur un indispensable socle défensif et jouer ensemble en défense comme en attaque.
VAL-DE-SEINE, UN PROMU QUI IMPRESSIONNE.
Vice-champion de France et meilleure attaque de N2 lors de l’exercice 2024-2025 trois ans après avoir accédé à ce niveau, Val-de-Seine continue une fulgurante progression. Après cette ascension éclair, l’équipe encadrée par Axel Dao a réussi son baptême du feu en N1 en faisant très bien le travail lors d’une saison régulière conclue par 13 victoires et 13 défaites. Les « Crocos » ont même été tout proches de faire partie du Top 7 de la poule A. Val-de-Seine s’impose ainsi comme l’un des modèles de réussite les plus inspirants du basket francilien. Pour en arriver là, le club des Hauts-de-Seine bien aidé financièrement par trois municipalités, celles de Boulogne-Billancourt, Sèvres et Chaville en plus du Grand Paris Seine Ouest, a pu s’offrir un mercato estival palpitant. Val-de-Seine Basket a ainsi construit un nouvel effectif axé sur le recrutement de joueurs expérimentés : l’international malgache, Razamahenina, totalement épanoui cette saison (15,7 pts, 4,6 passes), Cham (Poissy), le Lorientais Lobella (2,02 m, 11,3 pts, 4,7 rebonds), Pineau (Saint-Vallier), Le Roux (Tarbes/Lourdes, 9,1 pts, 6,3 rebonds). Ils sont arrivés pour entourer les cadres de la saison passée : Sidibé, Shonganya, Rugard et Dobge. La volonté du club étant d’aller chercher des joueurs référencés et physiques et ayant une connaissance de la N1, ce qui permettait au coach de gagner du temps tout en professionnalisant son rooster. Val-de-Seine se caractérise par un jeu avec beaucoup de courses, de relances et de possessions où le partage du ballon est essentiel. Et c’est avec cette philosophie qu’il a bien vécu sa première partie de saison en N1 et cela malgré les blessures de plusieurs joueurs ayant un moment cédé leur place à Thibault, l’Allemand Marshall (8,3 pts) et Sané.
DAO, LE PLUS JEUNE TECHNICIEN DE LA N1.
Après une décennie passée au Toulouse BC, Axel Dao découvre la N1 après avoir fait monter Val-de-Seine à ce niveau la saison dernière en gagnant après prolongation à Gravenchon (91-85) : « C'est un challenge très excitant pour moi. J'ai l'impression de prendre part à un vrai projet et les dirigeants me font confiance pour le pérenniser. » déclare l’intéressé qui ambitionne mieux que le maintien. Issu d’une grande famille d’entraineur, son grand-père fut le technicien de l’ASPO Tours et de l’équipe de France et son oncle a dirigé durant plusieurs années des clubs de N1, Axel Dao s’est vite fait un prénom dans le milieu du basket en faisant de son équipe une formation qui pratique un basket séduisant par son style de jeu dynamique et engagé.
BALAYERA EN RENFORT.
Libéré par Poissy, il y a quelques mois, Samba Balayera a rebondi à Val-de-Seine en tant que pigiste médical. Joueur chevronné du championnat de N1 où il a tour à tour évolué durant cinq ans sous les maillots de Souffelweyersheim, Caen, Levallois et Poissy, l’international malien apporte son adresse (9,7 pts) au club francilien, le quel compte sur lui pour performer encore dans le groupe B après un étonnant parcours en saison régulière pour un promu.
SHONGANYA, UNE TETE CONNUE A L’ARENA.
Le public de l’Arena et tous les bénévoles du club carolo auront l’opportunité de revoir à l’ex-joueur de l’Etoile, Evariste Shonganya ce mardi soir. Toujours à son avantage au sein du club francilien (7,7 pt, 3,3 rebonds), il était passé par les Ardennes en N2 où il avait joué sous la direction de Fabien Calvez.
LA JOURNÉE.
Voici les matches de cette troisième soirée : ETOILE/Val-de-Seine, Salon/Angers, Metz/Rennes, Saint/Vallier-Chartres, SCABB/Vitré, Lyon SO/Poissy et Besançon/Pole France.
Pascal REMY
RETOUR SUR LE DERNIER MATCH CONTRE RENNES.
UN TRAVAIL A MI-TEMPS INSUFFISANT.
Handicapée par un premier acte erratique au cours duquel elle a concédé quinze longueurs de retard (44-29) après avoir été longtemps derrière au score (24-17, 32-21, 38-25) faute d’intensité, de rigueur et d’adresse aux tirs (7/27 dont 3/13 à trois points en 20 minutes), l’Etoile alors apathique a ensuite échoué d’un rien dans une improbable remontada. Montrant enfin son meilleur visage après avoir sûrement pris une soufflante de son coach à la pause, le club ardennais plus entreprenant sous l’impulsion de Pichard (16pts, 8 offrandes, 20 d’évaluation), Da Silva (21pts mais à 8/21 aux tirs, 9 rebonds, 4 passes, 19 d’évaluation) et Joaquim (7pts en 14 minutes) a alors mis cinq minutes dès la reprise pour revenir sur les talons des Rennais à la suite d’un cinglant 14-0 (44-43). S’en suivit un gros bras de fer entre les deux clubs : 50-43 après un retour de manivelles des locaux puis 57-54 à la fin du troisième quart-temps. Mais l’Etoile pénalisé dès la 26e minute et à un moment clé du match par la sortie pour cinq fautes (dont trois en phase offensive) de Tonji, devait alors se reposer sur Joaquim et Da Silva pour combler ce handicap (61-61). Grâce aux lancers-francs de Racine, l’URB repartait devant (74-68). Malgré un manque de finition en contre-attaque, N’Nah Ndong et Mwamba rapprochaient à nouveau les Carolos (78-77). Racine persistait en fin de match (80-77) alors que Kieger était tout près de faire ficelle du corner. Rennes s’imposait finalement : 82-77. Trop maladroite tout au long du match (26/74 aux tirs dont un 7/31 à longue distance) et nettement moins efficace derrière la ligne de lancers-francs que son hôte (18/30 contre 23/35), L’Etoile qui s’était vu refuser un panier longue distance de Kieger pour une possession un poil trop longue, n’était pas parvenue à enfoncer définitivement le clou.
Au final, elle payait son manque de lucidité en laissant Rennes, pourtant dominé au rebond (48 à 39), s’imposer de cinq petites longueurs. L’Etoile repartait donc la tête basse d’un déplacement pourtant largement prenable. Mais quand on ne commence pas la rencontre à l’heure et avec l’état d’esprit qu’il faut avoir dans la lutte pour la survie, on récolte ce qu’on mérite…
« UNE OPPORTUNITÉ MANQUÉE ».
Jimmy Ploegaerts pouvait nourrir des regrets après coup.
"J’éprouve beaucoup de déception à cause de notre première mi-temps. A part un début de match pourtant correct on a été complètement à l’envers de ce qu’on voulait faire ensuite. Comment à cette période de la saison, peut-on encore en être là ? Bien que très mal embarquée dans ce match, la seconde période a été bonne mais on partait malheureusement de trop loin. Dans un championnat aussi équilibré, pour exister, il faut être capable de jouer à notre niveau quarante minutes et ne pas être en réaction. Maintenant, il faut vite rattraper dès mardi cette opportunité ratée car ce match était vraiment à notre porté."
MALÉDICTION.
Décidément les vendredis 13 ne portent pas bonheur à l’Etoile. Déjà battus le 13 février à Besançon (95-94), les Carolos ont à nouveau succombé le 13 mars à la salle Colette Besson de Rennes (82-77). Après ce court échec, le club ardennais a vu revenir à sa hauteur Lyon SO et Besançon, parvenus pour leur à s’imposer à l’extérieur à Val-de-Seine (66-75) et Angers (86-88).
INFOS :
LE REVEIL DE CHARTRES.
Large vainqueur au Colysée de Salon-de-Provence (89-62), Chartres, porté par sa dernière recrue Philip Henry (21 pts, 6 rebonds, 22 d’évaluation), Gendrey (16 pts, 15 d’évaluation) et l’ancien Carolo Kevin Mondésir (8 points, 11 rebonds, 16 d’évaluation), a mis un terme à une série de cinq revers consécutifs à cheval sur les deux phases de la saison. Les relégués d’Elite 2 reviennent ainsi à deux longueurs de l’Etoile.
LYON SO A RAPPELÉ PHILIPPE HERVE.
Engagé depuis le 16 janvier dans une spirale négative de… huit défaites successives dont une concédée à l’Arena contre l’Etoile (74-67) le 30 janvier dernier, Lyon SO après avoir rappelé aux commandes Philippe Hervé lequel avait décidé de se mettre en retrait au soir de la défaite dans les Ardennes, puis s’être séparé de Kahlon Whitley remplacé par l’Américain de Fos, Kareem Thompson a retrouvé son élan à l’entame de la seconde phase. La formation lyonnaise a battu coup sur coup Vitré (75-74) et Val-de-Seine (66-75). Avec à la clé 16 points de Thompson et 17 de Junior Zéro lors de ces deux rencontres. Ces différents changements ont donc contribué à la relance du club rhodanien revenu, lui aussi, à la hauteur de l’Etoile au classement du groupe B.
UN RENFORT POUR LE SCABB Lab.
Après un court passage à Angers, l’intérieur ukrainien Yegor Yegorov (2,05 m) vient de s’engager comme pigiste médical au SCABB Lab pour une durée d’un mois. Yegorov était passé par le centre de formation du CSP Limoges.
JOE BURTON EST DE RETOUR.
Indisponible durant toute la saison régulière en raison d’une blessure au genou, le double MVP de Nationale 1 en 2022-2023 et 2024-2025 vient de faire son retour au BC Orchies lors des deux premières journées de play-offs d’accession en Elite 2. 301 jours plus tard, Mister Joe après avoir pris dix rebonds lors d’un revers à Lorient et de la réception de Levallois (76-83) n’a pourtant pu empêcher les deux échecs successifs du BCO.
CHOULET, COACH DE ROUEN.
L’ancien coach de Vrigne-aux-Bois en N1 et Pro B, Jean-Denys Choulet, resté de longs mois sans club suite à son éviction il y a deux ans de Roanne est de retour dans le circuit. A 67 ans, celui dont on connait la passion dévorante pour le basket est désormais au chevet de Rouen et de Rosaire Malonga, pointés à son arrivée à la 16e place d’Elite 2 avec 9 victoires et 16 défaites. Pour son retour en France après des expériences avec la sélection du Kosovo et le club polonais de Dabrowa Gornicza qu’il a sauvé de la relégation, Choulet a réussi son baptême du feu en gagnant à Vichy (92-82) puis contre Caen (71-59). Le Rouen Métropole Basket est ainsi positionné à la 16e place devant, Caen, Quimper et Challans.
TROPHÉE COUPE DE FRANCE.
Laval que l’Etoile retrouvera peut-être en Nationale 1 la saison prochaine et La Ravoire/Challes se retrouveront le 24 avril à l’Accor Arena de Paris lors de la finale du Trophée Coupe de France. Les Mayennais après avoir souffert contre Rueil (77-74) ont battu Beaujolais (78-67) alors que les Savoyards se défaisaient tour à tour de Montbrison (N3, 87-74) et de la JSA Bordeaux (N2, 80-41).






