Yannis Allard veut rattraper le temps perdu
7 oct. 2026 06:45:00 dans NM1
A Besançon Yannis Allard a livré la performance de la soirée en Nationale 1 avec 25 points, 5 rebonds et 6 passes décisives pour 30 d'évaluation, à 4/6 derrière l'arc. Ces statistiques lui ont permis d’être le MVP de la quatrième journée.
INTERVIEW
Yannis, quelles sont tes premières impressions après cette belle prestation ?
"Je n’ai pas de réflexion personnelle à faire sur cela sinon que je me suis vite senti très bien. La principale chose à retenir, c’est la victoire de l’équipe et si j’y ai contribué tant mieux car ce succès est très précieux pour la suite du championnat. Et ça, c’est l’essentiel car si j’avais réalisé un tel match sans succès au bout, ça n’aurait servi à rien. Mes coéquipiers m’ont tout de suite aidé à être dans le bon tempo. Sinon, comme je sortais d’un match compliqué devant Mulhouse, j’ai essayé d’entamer la rencontre avec la volonté de me rattraper et de l’énergie pour être à mon maximum afin de montrer au coach et à mes coéquipiers mon meilleur visage. Et puis les tirs que j’ai réussis en fin de match et qui font pencher la balance sont le fruit du gros travail que l’on fournit tous à l’entraînement depuis la reprise."
C’est en tout cas un match qui va te mettre en confiance pour la suite des évènements.
"Je pense ainsi avoir démontré ma force de caractère comme celle qui existe dans cette équipe. Maintenant, pas question de s’arrêter là, il faut confirmer et continuer sur le même registre (14 points de moyenne en quatre matches)."
Record en carrière battu
As-tu le souvenir d’avoir déjà réalisé des matches aussi complets au début de ta carrière ?
"Oui avec l’Insep, j’avais déjà fourni des gros matches en termes de scoring (18 rencontres entre 10 et 19 points en 74 matches), mais pas avec une évaluation aussi importante. A Besançon, en inscrivant ces 25 points, j’ai battu mon ancien record individuel en N1 (19 pts) qui datait d’un match contre Toulouse disputé en 2024-2025 et au cours duquel j’avais déjà réussi pas mal de tirs."
Redevenu meneur par nécessité
Quel le rôle t’attribue le coach sur le parquet ?
"En l’absence de « Seb » (Michineau) et de Lucas (Depaix), je fais pour l’instant office de meneur de jeu, un poste que j’ai déjà occupé au Centre Fédéral. L’entraîneur me demande d’afficher de la sérénité, de montrer la voie à l’équipe et d’essayer d’être entre guillemets un véritable leader annonçant les plays et en montant la balle. Tout cela en jouant avec de la confiance et du plaisir et en étant toujours à mon maximum. Voilà la mission qui m’est assignée."
Tu dois, malgré tout, souhaiter le retour des titulaires habituels pour retrouver ton rôle privilégié.
"Ce cas de figure est bien sûr espéré car le fait d’être à nouveau au complet nous permettrait de disposer de plus de rotations et de redonner le moral et l’envie de jouer à nos trois blessés. Ce sera incontestablement un « plus » pour le groupe. Tout en étant habitué à la fonction de meneur, ce sera tout de même avec plaisir que je reprendrai mon poste d’arrière."
« Montrer mon vrai niveau »
Quel était ton objectif en signant cet été à l’Etoile ?
"Montrer avant tout qu’après une saison rendue compliquée à La Rochelle, en Elite 2, par plusieurs pépins physiques, je n’étais pas mort et que j’avais encore du talent. Il suffisait pour cela que je reprenne vie pour le basket en refoulant le parquet avec l’ambition de vite faire oublier une saison blanche et en montrant mon vrai niveau tout en validant aussi le fait de pouvoir devenir un joueur référencé en N1. En sachant que par rapport à mes précédentes campagnes au Pôle France il y a quelques années (74 matches et 18 scoring entre 10 et 19 points), que j’ai pris de la taille et du poids, appris beaucoup de choses de mes dernières saisons et me suis développé physiquement. Ce qui explique que je me sens plus fort aujourd’hui et j’entends bien le démontrer sur le terrain."
En tant que nouvelle recrue, comment as-tu vécu les aléas de l’été avec un effectif décimé et des matches reportés durant la phase de préparation ?
"On a dû s’adapter très vite à ces difficultés en jouant et en s’entraînant à huit éléments. Mais on a réussi malgré tout à combler ces difficultés en bossant très dur, ce qui nous a permis de jouer les yeux dans les yeux avec deux grosses équipes comme Loon (102-100 a.p.) et Mulhouse (90-97) en perdant sur des détails avant de gagner à Besançon (87-79)."
Comment vois-tu la suite de la saison ?
"Par plein de victoires en prenant match par match, de manière à prétendre à mieux que le maintien. Et avant de se projeter plus loin, il faut déjà réussir à gagner notre premier match à domicile, ce vendredi soir, à l’Arena contre le SCABB-Lab."
Propos recueillis par Pascal Remy






