Toujours la même histoire…
25 sept. 2026 23:00:00 dans NM1
Pas du tout dans le niveau d’engagement requis pour surprendre Saint-Vallier, l’Etoile avec six professionnels et deux éléments de Prénationale n’a rien pu faire face aux Drômois en subissant une défaite de vingt-points à l’Arena. Seul Minfir est sorti de la grisaille. C’est décidément toujours la même histoire lors des oppositions entre l’Etoile de Charleville-Mézières et Saint-Vallier, lequel l’avait pourtant emporté deux fois au buzzer la saison dernière face aux Carolos (83-85 et 97-96). Pour la dixième fois en onze oppositions, le club ardennais s’est pris la porte sur le nez (58-78), sans parvenir à briser une malédiction décidément tenace. Ce match démarrait par un festival de tirs à trois points (Nunn, deux fois, et Hoyaux d’un côté, Courtois de l’autre). Par le biais de Kalemba et Nunn, toujours à longue distance, les « jaunes » faisaient rapidement le break (8-20). Grâce aux efforts de Courtois, Minfir et Tonji, l’Etoile stabilisait la marque (14-22). Semelet, et N’Diaye apportaient alors leur écot pour repousser ce sursaut des locaux (14-27). Puis Semelet et Kalemba corsaient subitement la note en profitant des scories locales (18-33, 22-36).
Revenus à -9
Klein sur un caviar de Marbaise, Minfir et Loïc Depaix au corner d’abord en contre-attaque ensuite réagissaient pour revenir à moins de dix longueurs (27-36). Mondésir clôturant la marque de ce premier acte (27-39). Allard à trois points, Loic Depaix aux lancers et Minfir en percussion faisaient un moment jeu égal avec Kalemba, Yao-Delon, Labouize et N’Diaye (43-54) Au fil des minutes et sous les yeux de Boris Ravignon, le SVBD faisait valoir une rotation longue comme un parchemin, là où l’Etoile comptait quatre éléments de Prénationale (Marbaise, Depaix, Maati et Ducrocq) sur son banc. Les visiteurs finissant donc par imposer leur logique supériorité devant une équipe témoignant de beaucoup de cœur mais insuffisamment armé pour rivaliser sur la durée (49-68, 34e). Klein, Courtois et Marbaise avaient toutefois le mérite de s’accrocher au bastingage devant Yao-Delon et Kalemba (58-71). Reste que Saint-Vallier l’emportait à l’extérieur de façon confortable avec vingt longueurs d’écart (78-58)
Pascal REMY
Les marqueurs : Marbaise 6, Maati, Allard 7, Courtois 9, Kieger, Klein 7, Minfir 16, Loïc Depaix 7, Ducrocq, Tonji 6.
LES MOTS DES COACHS
Jimmy Ploegaerts : « J’ai besoin de savoir où est notre véritable niveau »
"Ce soir, je n’ai pas reconnu mon équipe. On a été en difficulté pendant quarante minutes parce qu’il nous a manqué plein de choses et notamment, à mon sens, beaucoup d’engagement et de détermination dès le début de la rencontre. Pour moi, on n’est pas entré avec l’état d’esprit qu’il est nécessaire d’avoir dans ce genre de match. J’entends certes qu’on puisse avoir des problèmes dans le jeu mais quand on n’a pas les ingrédients que je vous ai cités, tout devient très compliqué pour une formation comme la nôtre et on ne peut pas s’en sortir. Une question va me trotter dans la tête jusqu’à mardi. C’est de savoir si notre vrai visage, c’est celui qu’on a montré pendant 45 minutes à Loon-Plage ou est-ce celui affiché ce soir ? Il y a en tout cas une anomalie dans ces deux parties. Et, aujourd’hui, j’ai besoin de savoir où l’équipe se situe exactement. A-t-on surperformé à Loon Plage en étant dans le surengagement ou a-t-on sousperformé, ce soir devant Saint-Vallier ?"
Alexandre Casimiri, coach de Saint-Vallier :
"Loon les avait laissé jouer lors de la rencontre inaugurale. Et comme on savait qu’il n’avait pas de meneurs de métier, on a voulu les agresser d’entrée et les trapper sur les pick and roll. Pour cela, on a transformé notre défense en attaque. J’ai pu aussi compter sur mes dix joueurs (dont neuf marqueurs) et tout le monde a contribué à ce succès. Avec une mention spéciale à Kalemba qui a pris tous les rebonds en début de match. On les a bien empêchés aussi de tirer à trois points. Et pour finir, comme ils n’ont pas beaucoup de rotations, on a fini per les user."






