Thomas Klein : « Le travail commence à porter ses fruits »
25 oct. 2026 11:20:00 dans NM1
MVP de la huitième journée (37 d’évaluation), Thomas Klein a conclu son match à Orchies par un record en carrière en N1 en inscrivant 32 points en 41 minutes tout en compilant 9 rebonds, 6 passes décisives et provoquant 8 fautes adverses. Retour sur une masterclass ayant permis à l’Etoile de se retrouver dans la première partie de tableau au classement.
Bonjour Thomas, as-tu bien dormi vendredi soir ?
"Oui, très bien parce qu’en raison du mauvais temps il a fallu faire preuve de prudence et, du coup, nous avons été de retour à Charleville-Mézières vers 2h30 du matin. Par contre, je me suis réveillé vers dix heures car mes parents qui vivent en Alsace passaient le week-end dans les Ardennes. Je voulais donc profiter d’eux."
Quelles ont été tes sensations lors de ce match record au bout duquel tu as noirci une exceptionnelle feuille de stats ?
"Très franchement, c’est un peu étrange. Pendant le match, j’ai d’abord fourni les efforts pour gagner le match sans du tout se focaliser sur ma propre feuille de stats. Puis on empile les paniers mais sans forcément se rendre compte de ce qui se passe alors qu’on est tout de même sur une autre planète quand tout réussit. Et à la fin de la rencontre lorsque tu lèves la tête pour regarder le score, là tu constates que tu as marqué 32 points et tu te dis ah oui quand même…"
« L’impression d’être sur un nuage ! »
"C’est mon record en carrière à ce niveau, alors on ne va pas se le cacher, c’est tout de même du plaisir et de la satisfaction. Mais le plus important, c’est que toute l’équipe était dans le bain et a suivi. Et la victoire finale est d’autant plus marquante qu’elle a été signée dans une salle réputée pour sa ferveur. C’est donc vraiment cool d’avoir été sur un nuage ce soir-là."
Es-tu en train de réaliser ta meilleure saison en Nationale 1 avec l’Etoile ?
"Après six journées, il est un peu prématuré de se prononcer sur ce sujet mais pour le moment, c’est incontestablement mon meilleur début de campagne sur le plan individuel depuis que j’évolue en N1. Maintenant, il faut que cela continue..."
Quelles sont les raisons qui t’ont amené, cet été, à rejoindre les Ardennes ?
"J’étais alors en stand-by, sans savoir si j’allais ou non prolonger aux Sables d’Olonnes. Cela fait partie d’une carrière de basketteur. Mon agent m’a mis à ce moment-là en contact avec Jimmy (Ploegaerts). On a parlé, j’ai aimé le projet sportif qu’il m’a présenté, la philosophie de jeu qu’il prône, le fait de pouvoir signer dans un club où je pourrais largement m’exprimer dans le jeu tout en trouvant aussi une bonne osmose entre les joueurs. Le côté familial du club ardennais m’a tout de suite plu. Le fait que l’Etoile ait révélé, ces deux dernières années, pas mal de joueurs a aussi forcément joué dans ce choix."
« L’équipe progresse au fil des journées »
Malgré les différents aléas connus durant la phase préparatoire ton intégration à l’Etoile semble avoir été rapide.
"A vrai dire, je n’ai pas fait trop attention, à ce qu’il se passait autour du club. Je n’en tenais pas compte. Jimmy et Alexis nous conseillaient d’ailleurs de ne pas faire attention à cela pour nous concentrer sur l’essentiel et mettre tous les ingrédients pour gagner et réussir notre saison. Et aujourd’hui, le travail quotidien porte ses fruits, l’équipe progresse et commence à monter en puissance."
Rappelle nous ton parcours de basketteur.
"Etant né dans une famille de basketteurs, ma mère Frédérique et mon père, Alain, qui ont joué, l’une en N2 à l’Electricité de Strasbourg et à Furdenheim, l’autre comme joueur à Vendenheim (N3) avant d’être arbitre durant 20 ans en N2 et réserviste en N1, j’ai donc commencé dès l’âge de 3 ans à Brumath, la ville dont je suis originaire, en étant coaché par ma maman. Par la suite, j’ai évolué à Gries en U15 et U16 avant d’intégrer le centre de formation du Champagne Basket. J’y ai vécu trois années en U18 et trois en Espoirs en étant encadré par Mickael Pivaud et Mohamed Aoun. J’ai aussi pris part à quelques entraînements de l’équipe professionnelle sous la conduite des anciens carolos Cédric Heitz et Frédéric Jaudon. Après six ans de formation dans la Marne, Denis Mettay m’a fait signer en N1 aux Sables d’Olonnes où je suis resté deux saisons supplémentaires avec François Sence, l’actuel coach de Berck."
Quel est ton palmarès à ce jour ?
"Un sacre de MVP lors d’un final four d’Espoirs ProB et un double titre de champion de France Espoirs ProB avec le Champagne Basket et une demi-finaliste de playoffs d’accession en ProB avec les Sables d’Olonnes contre Mulhouse il y a deux ans en N1."
Ton objectif, cette saison ?
"Collectivement, obtenir le meilleur classement avec l’équipe en gagnant le plus de matches possibles et j’ai confiance car tous les joueurs et le staff sont très travailleurs. Cela peut nous permettre de faire de belles choses. Sur un plan personnel, enfin, c’est développer encore mon jeu et améliorer mon tir à trois points sur lequel je travaille d’arrache-pied tous les jours."
« On espère que l’Arena nous aidera à aller chercher un quatrième succès »
Toi et tes partenaires, qu’attendez-vous de la réception de Salon de Provence, vendredi, à l’Arena ?
"Sans pour autant s’enflammer, nous allons nous efforcer de continuer la série commencée contre Berck et Orchies. Comme le dit souvent Jimmy, mieux vaut chasser que d’être chassé. On souhaite aussi que nos résultats actuels vont drainer une forte affluence à l’Arena et qu’on sera poussé par le public comme ce fut le cas lors des derniers matches. On souhaite avoir un sixième homme derrière nous et fêter une troisième victoire d’affilée à la fin de la rencontre. En tout cas, on a déjà tous hâte d’y être et donner tout ce que l’on peut pour entraîner de la ferveur derrière l’Etoile."
Et puis à la fin du mois, tu seras pour la première fois papa.
"Oui puisque la petite ardennaise conçue avec Laurine, ma compagne, doit, en effet, pointer le bout de son nez et arriver à terme le 31 octobre."
Propos recueillis par Pascal REMY






