L’histoire de L’Etoile en Nationale 1

23 sept. 2026 17:45:00 dans NM1

Vendredi à Loon-Plage, l’Etoile a entamé sa neuvième saison en Nationale 1. Résumé des épisodes précédents balisés par quatre montées en Pro B, deux final four d’accession à l’antichambre de l’élite à Souffelweyersheim et Angers puis enfin deux maintiens lors des deux derniers exercices, considérés comme des exploits.

 

2003-2004 : ACCESSION EN PRO B.

La première incursion à ce niveau remontait à la campagne 2003-2004 où l’équipe carolomacérienne coachée par Mike Gonsalves en enregistre vingt victoires pour huit défaites dans une compétition où figuraient, excusez du peu, Nanterre, Le Portel, Boulazac et Levallois. L’Etoile était néanmoins montée en ProB dans les mêmes circonstances que lors de l’été 2024 par une mesure administrative. Suite à la liquidation du CSP Limoges qui dut redescendre à l’époque en N4. La formation ayant gagné son ticket à cet échelon était composée de Davidson (le père de Franck), Thioune, Fournier, Amet, Urie, Scroffernecher, Barakaou, Fleurt, Capy et l’Ardennais Pierre-Louis Delforge, aujourd’hui partenaire du club ardennais.

 

2006-2007 : SECONDE ET DEVANCEE AU PANIER-AVERAGE PAR LE PORTEL.

Après deux saisons au second niveau français, l’Etoile réapparait en N1 en 2006-2007 et 2007-2008 avec Nikola Antic comme entraîneur. Lors du premier exercice, le club ardennais constitué de Gretouce, Yatzkan, Condouant, Jointer, Pons, Sylvain, Rathieuville, Mokoteemapa, Henriquet, le fils de Jean-Pierre, bénévole au club depuis de nombreuses années, Lardja et Jean-Baptiste enregistre 26 victoires et 8 défaites. Alors en compagnie de clubs comme Challans, Le Portel, Fos et Lille, l’Etoile avait conclu la saison à la troisième place derrière… Saint-Vallier et l’actuel pensionnaire de Betlic Elite, Le Portel, qui devança l’Etoile au panier-average pour la montée en Pro B.

 

2007-2008 : RETOUR EN PRO B.

Cette saison-là, l’Etoile peut compter sur Gretouce, Davis, Condouant (devenu agent de joueurs), Minet, Plateau, Delhomme, Sylvain, Eperson, Lazarotto, Kresta, Bjegovic, Jean-Baptiste et Lardja. Au terme d’un parcours balisé par 25 victoires et 9 défaites, le club ardennais après deux saisons de purgatoire termine deuxième derrière Antibes suite à une ultime victoire à Feurs (95-77). L’Etoile retrouve la ProB grâce à un étincelant Chris Davis (37 pts).

 

Quatre montées en Pro B….

 

2011-2012 : LAUREAT DU FINAL FOUR DE SOUFFELWEYERSHEIM.

Redescendu en N1 en 2011-2012, l’Etoile désormais encadrée par l’Ardennais Francis Charneux finit quatrième de la saison régulière derrière Saint-Quentin, Souffelweyersheim et Orchies en ayant gagné 25 matches et perdu 9 rencontres. Mais elle l’emporte en quart de finale des playoffs d’accession contre Cognac (79-69) avant de disposer ensuite, lors du Final Four de Souffelweyersheim, d’Orchies (68-67) en demi-finale et, enfin de Blois, tombeur de « Souffel » précédemment, en finale d’accession en Pro B (75-63). Calvez, élu MVP de ce Final Four, Bourdillon, Pons, Pistre, Racon, Belser, Guillaume, Toney, Boundy, Cissoko et l’Ardennais Weber avaient réussi là un inattendu coup de poker.

 

2013-2014 : TROISIEME DU FINAL FOUR D’ANGERS AVANT UNE MONTEE ADMINISTRATIVE.

En 2013-2014, sous l’ère Cédric Heitz, l’Etoile après avoir à nouveau fait l’ascenseur, se hisse à la troisième place de la saison régulière derrière… Monaco et Angers (24 succès, 10 revers). Ce qui lui vaut de disputer à nouveau les playoffs d’accession. Victorieux de Blois en quart de finale après trois matches mémorables (70-68, 87-71 et 77-71 à la salle Bayard lors de la « belle »), l’Etoile lors du Final Four disputé à Angers gagne sa demi-finale contre Sorgues après prolongation (91-85) avant de s’incliner en finale contre les locaux (88-72). Mais quelques semaines plus tard, l’Etoile fut tout de même récompensée de sa campagne sportive réussie à travers une accession administrative en ProB décidée par la FFBB. Contribuèrent à cette nouvelle montée : Calvez, Diallo, Pratt, Dardaine, Sedlak, Racon, Benkloua, Correia, Montabord, Ilopi et le Rethélois Lemaitre.

 

Un huitième de finale de playoffs

 

2018-2019 : UN HUITIEME DE FINALE DE PLAYOFFS AVANT UNE PLONGEE EN N2.

Cédric Heitz ayant été recruté par le Champagne Basket, c’est Alexandre Casimiri, l’actuel entraîneur de Saint-Vallier, qui reprend les rênes de la formation carolomacérienne, cette saison-là. Dans un contexte financier très difficile ponctué par un redressement judiciaire dont l’Etoile subit encore les effets, le technicien franco-américain parvient malgré tout à hisser l’Etoile en huitième de finale des playoffs de N1 avec un certain Nemanja Kovanusic mais aussi D’Almeida, Bosc, Jalem Henry, Léria, Labanère, Lopez, Elamrani, Serra, Fall, James et Christophe. Les Carolos furent alors battus à… Saint-Vallier par Vendée Challans (91-87 a.p.) au terme d’une saison soldée par 18 victoires et 18 échecs et qui devait, malheureusement, se conclure par une descente en N2 suite à la mise en redressement judiciaire du club.

 

Deux maintiens successifs

 

2024-2025 : UN MAINTIEN OBTENU AVEC PANACHE.

Acceptée en Nationale 1 en juillet grâce à son bon classement au ranking de N2, l’Etoile avec une équipe configurée pour monter de N2 en N1 plus une seule recrue supplémentaire, Rosaire Malonga parvient à assurer son maintien sportif. Elle laisse cinq clubs derrière au terme d’un parcours jalonné de 16 victoires et 24 défaites et en assurant le plus souvent le spectacle à l’Arena grâce au basket résolument offensif (82.1 pts de moyenne) prôné par Jimmy Ploegaerts. Avec une adresse générale de 46.5 % aux tirs dont un faiblard 70.4 % aux lancers francs, 36.5 rebonds gobés (24.1 défensifs et 11.5 offensifs), 21.2 passes et 6.7 interceptions réalisés et en dépit de 17.8 balles perdues par match. Pour une évaluation globale de 86.5 par rencontre. En tête de gondole de cette superbe campagne : Kovanusic (13.4 pts, 6.2 rebonds, 15 d’évaluation), Mkamba (13.1 pts, 7.8 rebonds et 15.9 d’évaluation), Malonga (12.7 pts, 6.2 rebonds, 5.8 passes et 13.8 d’évaluation) mais aussi Courtois (9.2 pts), Auburtin (8.2 pts, 4.5 rebonds), Clet (7.2 pts, 4.1 passes) Davidson (6.9 pts), Kieger (6.6 pts), Depaix (3.5 pts) et Boyer (3.1 pts).

 

2025-2026 : L’ETOILE LAISSE ONZE CLUBS DERRIERE ELLE.

L’Etoile a fait beaucoup mieux la saison dernière. Sorti de la saison régulière avec 8 succès et 18 défaites, le club ardennais quasiment privé toute la saison de Kovanusic et Michineau aborde néanmoins la seconde phase avec 6 victoires et 6 revers. Boostée par son pigiste médical, Théo Pichard (14.5 pts, 8.1 passes et 23.9 d’évaluation) et la montée en puissance de Da Silva (17.4 pts et 15.2 d’évaluation), N’Nah Ndong, Mwamba et Joaquim, l’équipe coachée par Jimmy Ploegaerts va laisser onze clubs derrière au terme d’un exercice abouti (20 victoires, 20 défaites) en laissant encore l’image d’une formation très offensive (83.4 pts de moyenne).

Pascal REMY

  

  

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