L’Etoile va devoir monter le curseur
28 sept. 2026 18:00:00 dans NM1
Après une mise en bouche alléchante face à Loon Plage (102-100 a.p.) qui aurait mérité mieux et un échec sur son parquet devant un Saint-Vallier dominateur (58-78), l’Etoile remet à nouveau le couvert à l’Arena ce mardi soir (20 heures) avec la réception d’une formation mulhousienne, revancharde, après son revers à Saint-Etienne (83-71).
LA COLÈRE DE JIMMY PLOEGAERTS.
"Vendredi soir, je n’ai pas reconnu mon équipe, je suis déçu de ce que j’ai vu. Il y a beaucoup de déceptions, pas par rapport au résultat sec mais sur la forme. On a été en difficulté pendant 40 minutes parce qu’il nous a manqué plein de choses et notamment beaucoup d’engagement et de détermination dès le début de la rencontre. Pour moi, on n’est pas entré avec l’état d’esprit qu’il est nécessaire d’avoir dans ce genre de match. J’entends certes qu’on puisse avoir des problèmes dans le jeu à cause de nos différents déboires mais quand on n’a pas les ingrédients que je vous ai cités, tout devient très compliqué pour une formation comme la nôtre et on ne peut pas s’en sortir."
Jimmy Ploegaerts n’a pas du tout aimé la façon dont l’Etoile s’est inclinée à l’Arena contre Saint-Vallier lors de la « première » du club ardennais à domicile (58-78). Il attend donc un match plein de ses joueurs face à Mulhouse, double finaliste des play-offs d’accession à l’étage supérieur ces deux dernières saisons.
LAVER L’AFFRONT.
Quel est le vrai niveau de l’Etoile entre l’excellente copie rendue sur la Côte d’Opale et la mièvre adversité proposée contre Saint-Vallier ? C’est la question que se posait le coach carolo, très irrité après le second échec du club ardennais.
"Le match de ce mardi contre Mulhouse nous donnera une indication qui peut être très importante pour la suite des évènements. J’’espère que les joueurs sauront donner leur meilleur visage en changeant les attitudes et en ayant un état d’esprit de guerriers. Car, en termes de basket, ce qu’on a montré contre Saint-Vallier, c’est loin de ce qu’on attend du groupe même si celui-ci est réduit, de ce qu’on veut obtenir et de ce qu’on est capables de fournir. En tout cas, je pense que c’est une bonne chose de rejouer rapidement. On aura ainsi eu l’avantage de ne pas trop gamberger après notre non-match."
RELEVER LE GANT.
Le staff carolo attend donc un sérieux sursaut des six professionnels valides et des deux joueurs de Prénationale, auteurs de bons passages, vendredi. Qu’ils jouent surtout leur carte à fond pour relever le gant et tenter de faire avancer les choses positivement « contre un rival qui met constamment de l’intensité de bout en bout sur chaque possession ».
"Il sera donc nécessaire de rééditer ce qu’on a été capables de produire à Loon-Plage en étant dans le combat et l’énergie C’est ce genre d’attitude que nous devons retrouver."
S’ADAPTER EN ATTENDANT LE RETOUR DES BLESSÉS.
Après avoir récupéré samedi, les Carolos ont préparé la réception de Mulhouse lundi et mardi dans des conditions difficiles en raison de l’indisponibilité de Lucas Depaix, Nemanja Kovanusic et Sébastien Michineau qui n'est pas encore en mesure de jouer après une rupture d’un ligament croisé du genou. Ces absences obligent, en effet, le tandem Ploegaerts/Banc à s’adapter en « travaillant à huit sur demi-terrain, ce qui n’arrange pas notre volonté de progresser. Cela nous pénalise mais il faut composer avec ça. » Et les premiers retours sur le parquet ne seront possibles que dans trois semaines pour le jeune meneur de jeu et un mois pour le pivot serbe alors que l’enchaînement des matches filent bon train. Le staff carolo a hâte d’avoir un peu plus de choix et attend avec impatience que l’infirmerie se vide enfin.
MULHOUSE VEUT TOURNER LA PAGE...
Vaincu lors des deux dernières finales des playoffs par Challans et Levallois, Mulhouse a d’abord digéré sa frustration avant de repartir pour encore jouer les premiers rôles, mais cette fois, décrocher son Graal. Le turnover a, en tout cas, été important dans le Haut-Rhin où les Mustangs ont enregistré huit départs pour autant d’arrivées. Frank Kuhn a voulu remanier profondément un effectif en gagnant en expérience avec l’arrivée de l’ex-Salonnais Dion Whright, le Lyonnais Mike Nwabuzor, Kevin Dinal et le Havrais Rey, venus renforcer les quatre éléments conservés : Chambre, Dembélé, Montout et Hyenne. Des profils plus jeunes mais ayant un potentiel intéressant et à développer compètent un roster très solide : l’Espoir Poitevin Jean-Vergez-Pascal, le rookie Jakob Milling passé par la NCAA II et Théo Aury et Axel Loll passé par Molfetta en Italie. « L’ambition pour nous, c'est de franchir un cap supplémentaire pour pouvoir jouer pleinement la montée en Élite 2. » estime Frank Kuhn qui souhaite voir le club alsacien atteindre son objectif et renverser l’histoire. Mais avant cela, il faut reconstruire des automatismes…
…MAIS S’INCLINE DANS LA LOIRE.
Avant de débarquer dans les Ardennes, Mulhouse a essuyé un revers inattendu mais logique à Saint-Etienne contre le SCABB (83-71). Dominé durant quasiment toute la rencontre, la formation du Haut-Rhin a déçu malgré les bonnes prestations de Dembélé 14 pts, Dinal 6 rebonds, Nwabuzor 14 pts et 16 d’évaluation, Hyenne 5 passes décisive et l’ancien américain de Salon-de-Provence, Dio Wright, 11 pts. Avant ce faux-pas, les Mustangs avaient sorti Denain (Elite 2) et dans le Nord, s’il vous plait, en 64e de finale de la Coupe de France (91-92) puis battu successivement Loon-Plage, dans un final à couper le souffle (72-70).
SEPTIÈME OPPOSITION EN N1.
En Nationale 1, Ardennais et Mulhousiens se sont déjà rencontrés six fois. Avec une domination carolo pour commencer (trois succès en 2007 (61-77), 2008 (80-72) et 2024 (100-97) grâce à 25 points de Nemanja Kovanusic, suivie des trois échecs lors des deux dernières rivalités : 72-70 dans le Haut-Rhin le 14 février 2025, 60-78 dans les Ardennes le 3 octobre 2025 et 90-66 le 19 décembre 2025 juste avant la trêve hivernale. Pour être complet sur ce duel, rappelons que la N1 de l'Etoile avait éliminé Mulhouse, alors en Pro B (84-76) en 32e de finale de l’édition 2004 de la Coupe de France, ce qui lui avait permis de rencontrer la ProA du Sluc Nancy en16e de finale (67-84).
LE POINT.
Seulement trois clubs demeurent invaincus dans la poule A : Saint-Vallier et Val-de-Seine, les seuls du trio à avoir disputé leurs deux premiers matches, et Berck, qui s’est contenté d’une seule journée au cours de laquelle il a été sans pitié pour Salon-de-Provence : 74-54. A noter la claque reçue par Lyon SO à Orchies : 100-57. A ce jour, les formations, situées au même niveau que l’Etoile suite à deux revers consécutifs, sont : Besançon, Salon de Provence et le Pôle France qui, dans l’attente de l’enquête menée suite à un bizutage ayant très mal tourné dans les locaux de l’Insep, n’a pas encore démarré le championnat.
Pour info, dans la poule B, les clubs les moins performants sont les promus bordelais et Lavallois et le repêché, Chartres. Cette deuxième journée a, en tout cas, confirmé l’homogénéité des deux poules de N1.
LA JOURNÉE.
Au menu de cette troisième journée : Saint-Vallier/SCAB, Val-de-Seine/Orchies, ETOILE/Mulhouse, Loon/Boulogne, Lyon SO/Berck. LE match entre Salon-de-Provence et le Pôle France a été reporté au 27 octobre.
Pascal REMY
INFOS :
THIBAUT, PILIER DU CLUB.
Le préparateur physique de l’Etoile, Thibaut Corniquet a entamé sa vingtième saison au club après avoir successivement œuvré depuis 2006 aux côtés de sept entraîneurs : Nikola Antic (montée en Pro B), Rodrigue Mbaye, Francis Charneux, Cédric Heitz (montée administrative en Pro B) , Alexandre Casimiri, Fabien Calvez et Jimmy Ploegaerts (accession administrative en N1). En dehors de cette exceptionnelle longévité, Thibaut, 48 ans, a aussi effectué une pige au centre de formation du CSSA (2005-2006), neuf saisons cumulées aux clubs de foot de Pris-lès-Mézières et l’OCPAM entrecoupées aussi de deux piges de deux ans aux Flammes Carolos. Cette année, il signé au club de foot belge de Libramont où il accompagne Laurent Billard. L’ancien formateur d’EPS durant 20 ans au CFA Interpro des Ardennes s’est ensuite lancé dès 2022, dans le coaching sportif privé et la préparation physique après avoir créé en 2008 sa propre société « TC Coaching », actuellement implanté dans les locaux de Fitness Park. Il exerce aussi à domicile.
LES MATCHES DU MARDI.
Premier-rendez-vous de milieu de semaine de la saison, cette rencontre Etoile-Mulhouse précèdera cinq autres enchaînements du même type d’ici la fin de la saison régulière. Les basketteurs carolos retrouveront encore à domicile, les mardis, Berck (le 13 octobre), Boulogne (le 16 février) et aussi Boulogne (le 17 novembre), Mulhouse (le 15 décembre) et Berck (le 19 janvier) en déplacement cette fois.
LA BELLE AVENTURE DE BOURDILLON.
A 35 ans, l’ex-Carolo Frédéric Bourdillon va découvrir pour la première fois de sa longue carrière professionnelle à l’occasion de sa dix-huitième saison de basketteur l’EuroLeague avec l’Hapoël Tel-Aviv, l’un des deux mastodontes du championnat isarélien. Une nouvelle étape totalement inattendue pour le natif de Grasse. Passé par le Maccabi Tel-Aviv en pleine période Covid, l’ancien pensionnaire du Pôle France rejoint donc son grand rival historique. Pour Frédéric Bourdillon, ce transfert représente bien plus qu’un simple changement de maillot. Il marque l’accès à l’EuroLeague, la plus grande compétition européenne de clubs, qu’il n’avait jamais eu l’occasion de disputer en 17 ans de carrière professionnelle. Ses passages en EuroCup, Basketball Champions League (BCL) ou dans la Ligue internationale de basketball des Balkans (BIBL) lui avaient certes permis de goûter à l’Europe, mais jamais à ce niveau.






