L’Etoile se remet au travail

3 août 2026 21:45:00 dans NM1

Après un vendredi consacré aux tests médicaux et à une réunion de rentrée puis une journée de détente et de cohésion au golf des Poursaudes, samedi, les joueurs de l’Etoile se sont retrouvés ce lundi à l’Arena pour les deux premières séances de reprise.

Place, cette fois, au travail pour les dix joueurs du roster actuel. A savoir : les deux nouvelles recrues aux postes 4 et 3 : le Messin Tyron Minfire et le Sablais Thomas Klein, les deux éléments encore sous contrat, Nemanja Kovanusic et Sébastien Michineau (35 ans) qui, d’emblée, ont semblé bien remis de leur grave blessure plus ceux qui ont prolongé. A savoir Mario Tonji, Martin Courtois, Lucas Depaix, Pierre-Baptiste Kieger ainsi que Mathyas Marbaise et Loïc Depaix. Deux jeunes de la Prénationale, Maati et Ducrocq, ont aussi pris part à ce double rendez-vous.

"Pour l’instant on en est là mais le club travaille sur un élément supplémentaire en fonction du timing qui est le nôtre." confiait le coach aux médias locaux.

Officiant pour la cinquième saison consécutive comme entraîneur de l’Etoile, Jimmy Ploegaerts s’était affairé ces derniers jours à faciliter l’intégration des nouveaux venus en leur présentant le club, son fonctionnement et la nécessité pour eux de « continuer de prolonger l’histoire du club en l’installant durablement en N1 ».

 

« Une saison compliquée et d’une grande importance »

 

Pour le coach carolo, cet exercice 2026-2027 constitue une saison charnière dans la mesure où il se caractérisera par… cinq descentes (*), ce qui va encore donner lieu à une sacrée empoignade entre les équipes vouées à jouer le maintien. Et le club ardennais en raison de quatre départs majeurs en fera bien sûr partie. Autant écrire que l’Etoile réaliserait encore un miracle en cas de réussite dans sa mission.Mais s’il y avait au bout une nouvelle prolongation de bail à ce niveau, les choses pourraient alors s’avérer peut-être plus confortables en 2027-2028 avec cette fois une campagne avec seulement deux relégations. Il appartient maintenant aux joueurs de porter haut les couleurs du club en obtenant une des sept premières places de la poule A dès la première phase ou en évitant les cinq dernières places en seconde phase.

"Et pour cela, on attendra de vous tous beaucoup de travail, d’exigence, de rigueur et d’implication ainsi que des sacrifices individuels. Ce sont ses valeurs qui doivent forger notre identité" a plusieurs fois martelé le technicien nordiste à son groupe, tout en prônant l’importance du collectif.

"La priorité restera toujours à l’équipe sans pour autant oublier l’épanouissement individuel de chacun. Mais on ne sera rien sans les uns et les autres. Il faut qu’on avance dans le même sens. C’est la base de toute réussite sportive et c’est de cette façon que l’Etoile a su performer ces deux dernières années."

Aux joueurs carolos de se donner encore sans limites.

Et Jimmy les a d’ores et déjà prévenu : "Il n’y aura pas un entraînement où vous serez tranquilles. Car dans un championnat marathon comme la N1 et pour un club comme le nôtre, il faut toujours être compétitif pour le match suivant. C’est notre lot pour prétendre au maintien."

Et ce sera encore plus difficile, cette fois, avec une descente supplémentaire. Lors des prochains jours et jusqu’au 5 septembre prochain, nouveaux et anciens vont apprendre à mieux se connaître lors des entraînements et les matches amicaux figurant à leur programme de préparation.

Pascal REMY

(*) Et non plus six en raison de la présence de 27 clubs au départ au lieu de 28.

 

 

LE MOT DU PRESIDENT :

Luc Torrres : « Aujourd’hui, on est un club encore fragile financièrement… »

 

Voilà, Luc une troisième saison qui va bientôt commencer en N1.

"Oui, mais en dehors de l’aspect psychologique on ne peut pas dire que tout se soit arrêté lors de la traditionnelle pause estivale. Car pour les dirigeants, la gestion d’un club se joue en grande partie durant l’intersaison. Tout en étant un des dix plus petits budgets de la division, on a été actifs sur plein de sujets pour solidifier le staff, prolonger les contrats de plusieurs joueurs et construire un nouvel effectif après les départs de quatre joueurs majeurs."

 

Qu’en est-il, aujourd’hui, au niveau des finances ?

"On a validé au 15 avril un budget proche de 1,1 million d’euros sensiblement identique, voire même inférieur à celui de la saison dernière. Maintenant, il faut qu’on donne notre bilan à la Fédération et on peut, peut-être, craindre de mauvaises surprises pouvant nous mettre dans la difficulté, si on ne réévalue pas ces comptes préalables. Ce léger dérapage qui nous met un peu dans la pénalité explique qu’on ait recruté raisonnablement et avancé tranquillement avant d’espérer conclure des opportunités d’aides financières et apporter ainsi des éléments de croissance pouvant nous permettre de faire avancer les pièces de notre dossier de façon plus favorables. Mais, vous savez, ça fait plusieurs années que cela fonctionne ainsi. Il n’y a rien de grave mais nous ne prendrons aucun risque supplémentaire d’autant que la situation économique dans les Ardennes ne nous facilitent pas non plus la tâche. A nous d’être inventif et de trouver malgré tout de nouvelles ressources pour se sortir de cette ornière."

 

« On n’a pas le droit à l’erreur »

 

"On verra début septembre comment les choses peuvent évoluer favorablement et voir quelle sera alors notre feuille de route pour la saison 2026-2027 qui sera de toute façon différente de celle envisagée en avril dernier. Il faut savoir que la commission de contrôle de gestion estime qu’un budget inférieur à 1,2 million d’euro met une équipe en danger. Une dizaine de clubs sont dans ce cas-là en N1 et d’autres n’ont pas pu être repêchés malgré des places disponibles. On n’est donc pas les seuls à se trouver dans une situation délicate et ardue. De notre côté, nous avons toujours une dette à effacer (35.000 euros par saison) et ce durant encore quelques années. Vous comprendrez qu’on n’ait donc pas le droit à la moindre erreur. Il faut toujours être vigilant et attentif sinon on se mettrait vite dans le rouge. C’est pourquoi, il ne faut pas se le cacher, on est dans la situation d’une bête blessée, d’un club fragile."

 

Ce qui sous-tend aussi que l’effectif actuel ne pourra pas évoluer dans l’immédiat.

"On est plutôt dans cette démarche-là car à l’heure actuelle, on n’est pas en mesure de faire mieux. C’est difficile de donner une réponse plus précise à l’instant T.  Aujourd’hui, on démarre donc avec huit joueurs pros à part entière dont deux éléments qui reviennent de grosses blessures plus quatre jeunes pour être à douze aux entraînements. Il n’y a pour le moment pas d’urgence, le championnat est très long et on préfère se laisser un peu de recul pour voir comment l’effectif actuel va tourner durant la première partie de saison. Mais je n’ai aucun problème avec le fait de réussir une grosse seconde partie de campagne et de s’arracher pour garder notre place en N1. L’important est que l’on soit dans les clous au 15 mai prochain tant sportivement que financièrement."

Propos recueillis par Pascal Remy

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