Le maintien : l’histoire d’un sacré rebond
20 avr. 2026 17:45:00 dans NM1
A cinq journées de la fin d’une incroyable saison, l’Etoile a donc d’ores et déjà composté son billet pour une troisième saison consécutive en Nationale 1 suite à sa seizième victoire contre Rennes (97-91).
Aujourd’hui troisième, les basketteurs carolos défendront cette position ce mardi soir à Val-de-Seine.
LONGTEMPS A LA DÉRIVE.
Comme en 2024-2025, l’Etoile a pourtant connu un début de saison cauchemardesque qui a fait douter ses plus chauds supporters. Renouvelée à 70% l’été dernier suite aux promotions méritées de Malonga et Mkamba en ProB à Rouen et Pau-Orthez, du choix de johan Clet de repartir à Auch et de la décision des dirigeants de se séparer de Davidson, Auburtin et Boyer, l’équipe ardennaise déjà contrainte de trouver ses repères avec cinq nouveaux joueurs (Da Silva, Mwamba, Michineau, N’Nah Ndong, Tonji puis Joaquim) joua très vite de malchance. Définitivement privée de son pivot serbe Kovanusic lors de sa phase de préparation et du tout nouveau meneur de jeu, Sébastien Michineau, après onze journées, le club carolomacérien tarda alors à se mettre en route. Au point de compter dix défaites après onze journées. Il y avait urgence mais à l’Etoile, on ne s’affole pas lors des périodes délicates. On continue de travailler fort, on réfléchit, on se concerte et on finit par trouver les bonnes solutions sans céder aux méthodes brutales. Bref, la confiance accordée à Jimmy et son staff était totale, compte-tenu du gros travail effectué quotidiennement par le coach et ses trois assistants, Jean-Marc et Pierre Bouthors et Ludovic Depaix sans oublier Thibault Corniquet, le préparateur physique.
DES SIGNAUX POSITIFS PUIS L’ARRIVÉE DE PICHARD.
A force de résilience, l’équipe parvient déjà à remporter trois succès cruciaux dans la lutte pour le maintien aux dépens de Metz (80-83), Besançon (82-81) et Salon-de-Provence (83-91). Un premier déclic. L’arrivée de Théo Pichard comme pigiste médical de Sébastien Michineau à partir du 5 décembre s’avéra par ailleurs des plus précieuses. Grâce à sa vista, son sens du jeu et de la passe, sa force percussion et son fighting spirit, l’ex-Orléannais a apporté très vite une plus-value importante à l’équipe. Longtemps en apnée, l’ETOILE change alors de braquet. Et après une quatrième victoire à Boulogne (73-75), la formation ardennaise, transformée, finit sa saison régulière par quatre succès lors des sept dernières journées face à Metz (96-78), Lyon SO (74-67), Berck (95-78) et encore Salon-de-Provence (81-78). L’Etoile s’est remplumée, au point d’entamer le second acte de la compétition dans une position somme toute très favorable quant au maintien.
UNE SACRÉE BASCULE.
On connait la suite. Sur sa lancée, le club ardennais et son attaque de feu termine la campagne 2025-2026 en fanfare. Avec déjà huit victoires en neuf journées, il a d’ores-et-déjà acquis un maintien précoce et incontestable qui lui permet de devancer pas moins de onze équipes. Avec à la clé, un basket champagne et attrayant puisque depuis son court et frustrant échec à Saint-Vallier, les équipiers de Martin Courtois tournent à la moyenne de 93,7 points, au point de faire peur à toutes les équipes. Pas étonnant dès lors que l'Etoile attire ainsi de plus en plus régulièrement plus de 1.700 personnes, ravies du spectacle proposé à l’Arena.
Demain soir, à Val-de-Seine, les Carolos pas décidés à relâcher leurs efforts tenteront le grand huit et essayeront de se rapprocher d'un équilibre de ses comptes (16 victoires et 19 défaites actuellement). Qui aurait pu se douter d’un tel dénouement en novembre dernier au moment où l’Etoile postule aujourd’hui à une place sur le podium ?
VAL-DE-SEINE PROCHE DU MAINTIEN.
Pointé à la sixième place du groupe B à deux longueurs de l’Etoile, le promu francilien, battu vendredi à Lyon (73-63) après avoir préalablement battu Metz (89-107) et Salon (82-62), garde deux points d’avance sur Besançon et Angers et surtout trois sur Salon de Provence, le premier relégable. Et ce mardi soir, dans son fief, il espère assurer définitivement son maintien en N1 en réceptionnant l’Etoile.
LA JOURNEE.
Voici le programme de cette journée : Pole France/Besançon, Metz/Rennes, Val-de-Seine/ETOILE, Angers/Salon, Chartres/Saint-Vallier, Poissy/Lyon SO et Vitré/SCABB.
Pascal REMY
INFOS :
DA SILVA ÉGALE LE RECORD DE POINTS EN N1.
Incandescent contre Rennes en compilant 41 points en 35 minutes, Melvyn Da Silva a signé à 26 ans son record en carrière, égalant du même coup le record de la saison en N1 établi par le Vitréen Jules Gibey contre Angers (84-97), le 19 septembre, lors de la journée inaugurale. Pour arriver à cela, le MVP de la journée a réparti son scoring de la façon suivante : 12 dans le premier quart, 4 ensuite, 13 dans le troisième et enfin 12 dans l’ultime acte de la partie. Cette saison, le désormais cinquième Top réalisateur de N1 tourne à 17,5 points, 4 rebonds et 15,9 d’évaluation. Il est devenu depuis plusieurs semaines un maillon essentiel du dispositif carolomacérien.
ONZE PASSES POUR PICHARD.
Même s’il a été un peu moins en vue qu’à l’habitude, le meneur de jeu carolo a tout de même distillé onze passes décisives, consolidant ainsi sa place de meilleur pourvoyeur de ballons de Nationale 1 avec 8,3 assists. Son back-up, Lucas Depaix en a pour sa part comptabilisé sept offrandes.
WARREN PREND RACINE.
Auteur de 13 pts, 6 passes décisives, 5 fautes provoquées pour 18 d’évaluation, Warren Racine, le frère de l’ex-Carolo Anthony, a fait bonne mesure contre l’Etoile. Preuve qu’après neuf saisons en Nationale 1 passés à Tarbes/Lourdes, Rueil, Vitré, Challans et Rennes, il est encore très compétitif à ce niveau.
DOUBLON POUR SYLVAIN.
Notre speaker, Sylvain Diels, a passé un bon début de week-end. Après avoir officié au micro de l’Arena lors de la rencontre gagnée par l’Etoile devant Rennes (87-91), il a aussi exercé le samedi soir au stade Louis-Dugauguez lors du carton réalisé par les footballeurs du CSSA contre Fagnières (9-0) en Régionale 1.
VITRÉ, DIMANCHE A L’ARENA.
Rappelons que l’Etoile recevra DIMANCHE PROCHAIN après-midi (16 heures à l’Arena), l’équipe de Vitré, coachée par une ancienne connaissance du public ardennais, Fabien Calvez.






