Jimmy Ploegaerts ; « On n’a pas l’intention de s’arrêter là »
25 avr. 2026 17:00:00 dans NM1
A quelques heures de la rencontre à domicile contre Vitré, demain à 16 heures, à l’Arena, le coach de l’Etoile, Jimmy Ploegaerts, revient sur une saison ayant encore abouti au maintien de l’Etoile en Nationale 1.
Jimmy, comment te sens-tu depuis l’officialisation du maintien de l’Etoile en Nationale 1 ?
« Le résultat global parle de lui-même. Nous avons su faire preuve de résilience pour assurer ce maintien pour la seconde saison consécutive. Il y a beaucoup de fierté et de joie car l’équipe et le staff n’ont jamais lâché les bras alors que la situation était à un moment très délicate. Aujourd’hui, le plus important c’est que le club va vivre une troisième saison en Nationale 1 au terme d’une sacrée performance car après huit succès d’affilée, on laisse tout de même onze clubs derrière nous après être restés très longtemps en rodage. Et à la longue, on a fini par montrer tout notre potentiel au point de faire peur à nos adversaires. Aujourd’hui, je n’oublie pas d’où on vient alors qu’on évoluait devant 500 personnes il y a quatre ans. A l’époque évoluer en N1 était encore un rêve que nous avons accompli et où nous nous apprêtons à vivre une troisième campagne. C’est le plus important. Après être monté de N2 au ranking, l’Etoile a obtenu deux maintiens successifs, arraché de haute lutte avec un public de plus en plus dense. Ce qui est tout de même quelque chose de fort surtout qu’on a eu beaucoup de choses contre nous ».
« On ne veut pas se contenter de cela »
Le sentiment du devoir accompli a –t-il été différent par rapport à la saison passée ?
« Oui, car en mai dernier, le maintien avait été obtenu contre le Pôle France, lors du dernier match de la saison. Après tout était terminé, il n’y avait plus rien à préparer. Là, aujourd’hui, malgré le satisfecit d’avoir rempli notre objectif, on ne veut pas se contenter de cela. Même si le maintien est acquis, l’équipe a la volonté d’aller jusqu’au bout de la saison et de gagner les quatre matches qu’il nous reste pour finir en beauté. On s’est fixé l’objectif de tout remporter ».
Et pourtant tout n’aura pas été simple en raison d’un début de saison cauchemardesque avec une seule victoire lors des onze premières journées ?
« On a su faire preuve de résilience et aller au-delà des critiques et des gens qui nous ont trop vite enterrés. Sinon, on serait déjà morts et pas sauvés. Mais malgré les difficultés individuelles et collectives, une longue série de défaites et les blessures, le staff et les joueurs ont cru au travail continu fourni quotidiennement. On n’a pas changé notre façon de faire, on est restés solidaires et on a tous réussi à réenclencher quelque chose de positif. Et tous ces efforts ont fini par être récompensés. Et c’est de cela dont je suis le plus fier. »
« On peut être fiers de ce qu’on a fait, contre vents et marées »
Avez-vous alors douté ? Sur quels leviers avez-vous alors appuyé ?
« Forcément, quand les revers s’enchaînent, il y a des périodes de doutes. On se demande comment on va pouvoir se sortir de cette ornière. Mais malgré tout cela, on a tout de même réussi à gagner les matches qu’il ne fallait surtout pas perdre contre des concurrents directs dans la lutte pour le maintien. C’est ce qui nous a maintenu en vie. En remportant des matches décisifs contre Metz, Besançon et Salon de Provence, une formation qui a tout de même obtenu de sacrés résultats durant tout l’exercice, on a alors limité la catastrophe. »
Outre l’arrivée décisive, ensuite, de Théo Pichard, comment expliquer ce soudain renouveau collectif symbolisé par un final infernal. Avec treize victoires en dix-sept matches dont huit succès consécutifs ?
« On ne va pas se mentir, l’arrivée de Théo, c’est indéniable, a beaucoup apporté à l’équipe. Comme elle lui a fait un bien énorme aussi, car avant d’endosser le maillot de l’Etoile, il n’avait jamais joué autant dans une équipe senior que ce soit à l’INSEP, Monaco ou Orléans. Sa venue ici a vraiment constitué une rencontre gagnant-gagnante. Sinon, je reste persuadé que le travail réalisé tout au long de l’exercice par le staff, les dirigeants et l’ensemble des joueurs a aussi fini par payer. Le président, Luc Torres, nous a maintenu toute sa confiance et contre vents et marées, nous sommes arrivés à trouver la bonne alchimie. »
« Quand on repart de zéro, il faut savoir être patient »
Au final, ce maintien a été obtenu à cinq journées de la fin de l’exercice et avec en prime un basket de haute volée…
« Je n’ai pas d’explication rationnelle à cela. Mais dans le basket que l’on veut produire, axé sur le jeu de passes, le plus dur est de créer des automatismes et des habitudes entre les joueurs. Cela met du temps à se mettre en place. Et, cette année, il a encore fallu repartir de zéro. Lorsque je me retourne sur les quatre saisons passées à l’Etoile, je constate que celles-ci se ressemblent un peu. A chaque fois, en N2 comme en N1, nous avons éprouvé des difficultés sur les premières parties de saisons pour différentes raisons avant de finir à chaque fois très fort en nous mettant au niveau de la compétition. Cela nous a permis il y a deux ans, de nous sauver. La saison passée au prix d’une belle histoire et, cette fois, en renversant la table. Et tout cela en redémarrant souvent à zéro et en composant souvent de nouvelles équipes à chaque départ de saison après avoir enregistré des départs subis. »
Ton meilleur moment ?
« Chaque victoire acquise tout au long de la saison a été importante d’autant que très souvent nous avons ajouté la qualité de jeu et le spectacle. Et j’attends encore des performances équivalentes lors des quatre ultimes journées. J’ai aussi apprécié nos rares succès à l’extérieur où nous avons longtemps éprouvé des difficultés. »
Le pire ?
« Les critiques et les avis très négatifs qui se sont abattus sur nos têtes en début de saison quand tout était difficile. A cause des échecs répétitifs, les gens qui se sont permis cela, ne se rendaient pas compte du travail effectué pour préparer nos matches ou les entrainements réalisés après un long retour de match. C’est tellement facile d’appuyer sur la tête des gens quand ça ne va pas. Ils jugeaient juste sur des résultats bruts sans savoir le travail accompli. Mais je n’oublie pas ce que certains ont dit et fait à cette période-là même si cela a beaucoup moins d’importance aujourd’hui. C’est tellement petit que je ne pardonnerai jamais cette méchanceté gratuite de la part de personnes qui croient tout savoir. A ceux qui ont eu des comportements injustes, déplacés et irrespectueux, on a apporté la meilleure réponse possible. Et aujourd’hui, j’apprécie le silence qui entoure nos performances. »
Avant de te plonger dans la préparation de la prochaine campagne sportive, quelles sont déjà les certitudes au niveau du futur effectif ?
« Aucune à ce jour ».
Propos recueillis par Pascal Remy
INFOS :
WEISS ET VAUTION A MEUDON.
La rencontre entre Val-de-Seine et l’Etoile a été suivie par deux animateurs de l’émission de BeIN Sports « NBA EXTRA » : Xavier Vaution, dont on connait la passion pour l’Etoile et l’ancien pivot (2,17 m) de Limoges Frédéric Weiss, qui supporte pour sa part les Crocos.
LE PLAISIR DE MARIO TONJI.
« Ce maintien, c’est quelque chose de très cool. L’exercice a été difficile dans un premier temps et puis on a trouvé les ingrédients nécessaires, tous ensemble, pour redresser la situation. La mayonnaise a pris et on a alors joué tous les matches à fond pour connaître cette incroyable fin de saison et obtenir le maintien le plus rapidement possible. Un vrai plairsir. »
CE SOIR : LA PRESENTATION DU MATCH CONTRE VITRÉ






