Et maintenant, gagner à l’Arena !
8 oct. 2026 17:45:00 dans NM1
En remportant son premier succès à Besançon (87-79) contre une équipe devenue au fil des journées un concurrent direct dans la lutte pour le maintien, l’Etoile a montré comme lors des deux saisons précédentes son ambition d’exister en Nationale 1 tout en faisant aussi du spectacle. Tout l’Arena attend maintenant une confirmation des progrès de cette équipe en espérant, cette fois, une victoire à domicile contre le SCABB.
UNE PREMIERE AU BOUT D’UNE SACREE REMONTADA.
Les spectateurs du Palais des Sports de Besançon n’en sont pas revenus. Alors que le BesAC avait été devant au score 90 % du temps, il s’est sabordé dans le money time pour laisser la victoire à l’Etoile (87-79) qui après avoir très vite compté treize points de retard (25-12) a sérieusement accéléré ensuite pour s’accrocher et grignoter son retard.
Au point de passer une première fois devant après 28 minutes de jeu (53-54) et, finalement, revenir de nulle part pour marquer onze points de plus que son hôte dans l’ultime quart temps (29-18). Allard terrassant dans le money-time un Besançon qui pouvait nourrir des regrets : 87-79. Le coup parfait pour des Carolos ayant su faire preuve de résilience et de réalisme sans jamais lâcher le match avant de réussir un final à couper le souffle (65-66, 71-75, 76-78). Après être monté en température, le quatuor Allard-Kieger-Courtois-Minfir avait littéralement pris feu en seconde période (11/18 à trois points à 62 %) pour laisser Besançon scotché. Ça y est, les Carolos avaient décroché ce premier succès tant attendu. Un résultat qui fait très mal aux Doubiens et permet par contre aux Ardennais de faire le plein de confiance à l’entame d’un mois d’octobre chargé. Les marqueurs ayant permis à l’Etoile de prendre deux points dans son escarcelle : Allard 25 pts, Courtois 19 pts, Kieger 17 pts, Minfir 15 pts, Tonji 9 pts et Marbaise 2 pts.
UN SOULAGEMENT APRES PLUS DEUX MOIS DELICATS.
Malgré une préparation anxiogène, le scepticisme général généré par une campagne de matches amicaux à faire peur et un effectif réduit à peau de chagrin après les blessures pour plusieurs semaines de Nemanja Kovanusic, Lucas Depaix et Sébastien Michineau, ce qui a eu des conséquences négatives sur le contenu des séances d’entraînement de la semaine, le cru 2026-2027, a réussi le tour de force de passer la première dès la quatrième journée.
PLUS VITE QUE LES DEUX DERNIERES SAISONS.
Bluffante, cette équipe a donc fait mieux et plus rapide que ses devancières. La cuvée 2024-2025, avait, en effet, obtenu son premier gain maximal lors de la sixième journée suite à un exploit aux dépens du leader havrais (89-88) et accompli le 15 octobre 2024. Alors que la génération suivante, celle de 2025-2026, patienta pour sa part jusqu’à la septième levée pour battre enfin Metz (83-80), le 21 octobre 2025.
ALLARD, MVP DE LA JOURNEE.
Alors que Tyron Minfir avait trusté la meilleure place de scoreur carolo lors des trois premières journées (28 points contre Loon-Plage, 16 face à Saint-Vallier, 15 devant Mulhouse), Yannis Allard a changé cette habitude de très belle façon à Besançon en plantant 25 points en 30 minutes. Ce qui lui a valu d’obtenir la meilleure évaluation générale de cette quatrième journée grâce à la ligne de « stats » suivantes : 25 points à 9/12 aux tirs dont 4/6 à trois points (83% de réussite derrière l’arc de cercle, 3/3 aux lancers, 5 rebonds, 6 passes et 4 fautes provoquées. C’était la performance de la soirée en Nationale 1. Celle d’un MVP…
ENCORE SEPT PASSES POUR MATHYAS !
Après avoir distillé neuf passes décisives devant Mulhouse après un total de 4 à Loon et 3 contre Saint-Vallier, le jeune produit ardennais de l’Etoile et meneur remplaçant, Mathyas Marbaise, a encore fait preuve d’altruisme à Besançon avec sept caviars offerts à ses partenaires de jeu. Ce qui en fait après quatre journées, le quatrième passeur de N1 toutes poules confondues avec 5,8 assists de moyenne derrière des meneurs référencés comme Théo Lefebvre (7,7 passes), son vis-à-vis de vendredi, Hugo Desseignet (7,5) et Vincent Fauche (6). Chapeau au minot. Formé à Sedan, Mathyas est arrivé à l’Etoile en U13 pour jouer ensuite en U15, U17 et Prénationale avant d’intégrer l’effectif carolo en… service civique.
74.
C’est le nombre de points marqué par Tyron Minfir en l’espace de quatre matches, soit une moyenne de 18,5 points par rencontre qui en fait l’actuel cinquième au classement des meilleurs marqueurs de Nationale 1, toutes poules confondues, dominé par le meneur-arrière d’Orchies, Mathias M’Madi.
KIEGER, TOUJOURS LÀ.
Le cadre carolo qui a entamé sa septième saison à l’Etoile a encore de la ressource. A 34 ans, il est toujours d’une qualité chirurgicale à longue distance, ce qui reste un sacré atout pour l’Etoile. La preuve, l’Alsacien a successivement inscrit 15 points à Loon Plage (5/12 à trois points), 13 points devant Mulhouse (3/5 derrière l’arc de cercle) et 17 pts encore à 5/8 dans son registre préféré à Besançon.
TONJI, MACHINE A REBONDS.
Super Mario est en très grande forme. A Besançon, il a battu son record de rebond avec 12 prises après en avoir déjà gobé onze face à Saint-Vallier et neuf aux dépens de Mulhouse. Ce qui vaut au natif de Montréal (2,05 m) d’apparaitre à la cinquième des meilleurs rebondeurs de N1 avec un total de neuf ballons captés par match sur les deux panneaux.
LOIC EN APNEE.
L’ainé des frères Depaix a manqué trois jours d’entraînements cette semaine puisqu’il avait prévu de longue date d’effectuer un stage de plongée sous-marine à Palamos afin d’obtenir son diplôme niveau 1 de plongée. Il va donc repasser ce soir des palmes à la paire de baskets et sans tuba…
L’ETOILE GAGNE EN LEGITIMITE.
Après avoir été frustrée par un échec sur le fil et après prolongation à Loon-Plage (102-100), une défaite à oublier devant Saint-Vallier (58-78), une courte défaite devant Mulhouse après une superbe remontada (90-97), l’Etoile a donc été récompensée de ses efforts en remportant un premier succès plein de caractère à Besançon, arrachée de surcroit juste avant le gong final (87-79). Les équipiers de Martin Courtois apportant ainsi la preuve qu’ils avaient, même avec un effectif toujours aussi resserré, la volonté d’avoir leur mot à dire en Nationale 1. Ce qui n’était pourtant pas une chose évidente après le départ cinq joueur majeur de la saison dernière, d’un recrutement limité à trois joueurs (budget révisé à la baisse oblige) et pour couronner le tout l’indisponibilité longue durée de Kovanusic, Michineau et Lucas Depaix. Rien que ça… L’Etoile n’avait peut-être jamais autant cumulé autant de problèmes lors d’une entame de compétition.
MARQUER SON TERRITOIRE.
"Je veux que lorsque les équipes regardent leur calendrier, elles craignent de se déplacer dans les Ardennes et se disent que cela ne va pas être facile de venir ici. Il faut, en effet, qu’on arrive à partager un maximum de plaisir avec nos supporters, nos bénévoles, les partenaires du club et le public ardennais et que l’on les emmène avec nous à la victoire."
C’est ce que Jimmy avait martelé à son groupe lors de sa prise de contact précédant l’entame de la préparation. Et l’Etoile après avoir forcé le passage à Besançon, va tout faire, demain, pour ouvrir son compteur à domicile et signer un premier doublé victorieux.
SE SUBLIMER.
Pour faire tomber un second succès dans leur escarcelle, les Carolos auront tout intérêt à rééditer la performance collective établie dans le Doubs : 15/31 à trois points, 16/32 à deux points, 10/11 aux lancers mais aussi 24 passes décisives, 6 interceptions, 34 rebonds et seulement 9 balles perdues pour un 109 d’évaluation générale.
LE POLE FRANCE ECARTE DE LA N1 !
A la suite de faits graves survenus cet été au sein de l’INSEP et concernant plusieurs pensionnaires du Pôle France, des mesures conservatoires ont été prises à l’encontre de dix joueurs impliqués dans cette affaire. Si elles ne préjugent ni des conclusions des enquêtes ni des responsabilités individuelles qui pourront être établies, elles ont par contre des conséquences directes et importantes sur l’effectif décimé du Pôle France. En raison de ces circonstances exceptionnelles et dans l’attente des conclusions des procédures, la FFBB a décidé de déclarer le forfait général de l’équipe du Centre Fédéral pour la saison 2026-2027 de N1. Cette décision répond également à la nécessité de préserver l’équité sportive du championnat de NM1 et les intérêts de l’ensemble des clubs qui y participent. Car l’incertitude sur la composition de l’effectif et les délais nécessaires à l’aboutissement des procédures en cours ne permettaient pas d’engager durablement les prospects français dans la compétition dans des conditions équitables pour tous. La poule A comprend donc désormais douze équipes.
LE NOUVEAU CLASSEMENT.
Voici le nouveau classement suite au retrait du Pôle France : 1. Orchies, Loon et Mulhouse 7 points, 4. Berck, SCABB, Saint-Vallier et Val-de-Seine 6 pts, 8. ETOILE 5 points, 9. Lyon SO, Boulogne, Besançon et Salon-de-Provence 3 pts. Le SCABB et Mulhouse ont disputé un match avancé, Berck, Boulogne, Lyon et Salon-de-Provence comptent un match en moins.
DU CHANGEMENT DANS LE CALENDRIER.
Conséquence directe de cette décision fédérale, l’Etoile ne jouera donc pas vendredi prochain à Vincennes ni le 15 janvier 2027 à l’Arena contre le Pôle France. Après la réception, demain, du SCABB, la prochaine rencontre du club ardennais aura donc lieu le mardi 20 octobre (20 heures) dans les Ardennes contre leader berckois (*). Après quoi, les Carolos se rendront le vendredi 23 à Orchies.
(*) Ce match initialement programmé le 13 octobre a dû être repousse en raison d’un match d’Euroligue disputé par les Flammes le lendemain.
LE SCABB LAB, UN PROJET A PART.
Etant encore cette saison une équipe réserve du club de Saint-Chamond-Andrézieux-Bouthéon Basket lequel évolue à Saint-Etienne en Elite 2, le SCABB Lab présente un statut unique en Nationale 1. Mais entre formation des jeunes et objectif de maintien, l’entraîneur Marc Berjoan assume pleinement cette double mission. Pour sa deuxième saison à la tête de l’équipe ligérienne, le technicien veut réussir à faire mûrir des jeunes pour les faire monter à l’étage supérieur. C’est par exemple le cas de Lefort (20 ans, ex-Cholet), Mechergui (20 ans, ex-Espoir Monaco), Diatta (18 ans), Harouard (20 ans) qui espèrent suivre l’exemple de Narcisse Kuyo qui a emprunté ce chemin cet été. Ces jeunes pousses encadrés par les nouveaux venus, Desseignet (ex-Loon-Plage) et Diop (ex-Tours) et Massimou, tous familiers de la N1, complètent une ossature où figurent encore le capitaine emblématique, Théo Bouteille mais aussi Dumoux, Cucherat, Mariscal et Diakaté. Du solide. Avec ce nouveau roster, Berjoan souhaite que son équipe n’ait plus le mal du pays (11 défaites à l’extérieur la saison passée).
AU SCABB, LE DANGER VIENT DE PARTOUT.
Battu sur le fil à Val-de-Seine (94-93), le SCABB s’est ensuite payé le luxe de faire tomber Mulhouse (83-71) et Saint-Vallier (68-87) avant d’être dominé dans son fief par Loon Plage (73-81). Lors de ces quatre rencontres, le club ligérien a pu compter sur autant de marqueurs différents : Desseignet 21 pts, Mariscal 14 pts, Merchergui 14 pts et Diop 17 pts et aussi sur des rebondeurs costauds : Diakaté, Diop et Lefort. Tout cela orchestré par deux maîtres à jouer : Desseignet et Bouteille.
LE POINT : BERCK SEUL INVAINCU EN POULE A.
La quatrième journée a vu Berck conserver son invincibilité en dominant de bout en bout Val-de-Seine (87-69), ce qui permet aux Nordistes d’être avec Challans la seule formation n’ayant pas connu le moindre revers à ce jour. Les joueurs dirigés par François Sence ont muselé leurs adversaires en les limitant à 9/30 à trois points. Lors des autres rencontres, comme lors de Besançon-Charleville, les débats ont été marqués par de sacrés renversements de situation. Ce fut le cas dans la Loire où Loon Plage mené d’entrée 11-0 et qui comptait encore 15 points de retard au cœur du troisième quart-temps est parvenu à l’emporter dans les cinq dernières minutes (81-73). Vainqueur dans les Ardennes (97-90), Mulhouse a flirté avec le fiasco en Alsace en étant mené de 19 longueurs à la pause (31-50) et de plus de vingt points en seconde période avant d’arracher un succès inespéré devant Saint-Vallier (73-71). Pour sa part, Orchies s’est montré patient pour se débarrasser définitivement d’un Salon, toujours accrocheur (85-79).
LA JOURNEE.
Au programme de cette cinquième journée : ETOILE/SCABB Lab, Lyon SO/Salon-de-Provence, Loon/Besançon et Saint-Vallier/Boulogne, vendredi soir et Mulhouse/Orchies, samedi.
Pascal REMY
INFOS :
TOUS EN ROSE.
Dans le cadre d‘Octobre rose, les bénévoles de l’Etoile et le staff seront vêtus de cette couleur, vendredi soir, à L’Arena à l’occasion de la rencontre contre le SCABB Lab. Le club invite les spectateurs, les supporters et les sponsors à faire de même en se parant ou venant avec une touche de rose en signe de solidarité et de soutien aux femmes concernées ou touchées par le cancer du sein. Alors, ce vendredi, on se pare tous de rose…
HANDIBASKET, C’EST PARTI !
La section basket fauteuil de l’Etoile de Charleville-Mézières a fait fort pour ses débuts en Nationale 3 en battant Lille (82-16). Dans La poule B, notre équipe en découdra avec Amiens Métropole, Berck, les Ch’tirafes, Saint-Quentin et Valenciennes. Les rencontres ont lieu le dimanche à 15 heures à la salle Dubois-Crancé.
DIELS VERSION COUREUR PEDESTRE.
Le speaker et responsable des bénévoles de l’Etoile, Sylvain Diels , a pris part pour la cinquième fois à la doyenne des courses ville à ville Sedan-Charleville. Il nous a confié avoir beaucoup souffert cette année à cause de la chaleur mais, rassurez-vous, il a déjà récupéré de ses efforts et tiendra bien son poste ce vendredi.
CENTRE GENERATION BASKET.
Du lundi 19 au vendredi 23 octobre, durant la première semaine des vacances de la Toussaint, l’Etoile organise à la salle Dubois-Crancé son traditionnel « Centre Génération Basket ». Au programme et de façon gratuite : une initiation et un perfectionnement à la discipline de 9 heures à midi pour les 8 à 11 ans et de 14 à 17 heures pour les 12 à 18 ans. Contact : 06 34 95 83 32.
ANDREZIEUX-BOUTHEON QUITTERA L’UNION AVEC SAINT-CHAMOND.
Le 16 septembre, le maire d’Andrézieux-Bouthéon, François Driol, a décidé de se retirer du projet qui depuis deux ans unissait l’ALBS (Nationale 1) et Saint-Chamond Basket Vallée du Giers (Elite 2), les deux formations du sud de la Loire qui avait donné naissance au SCABB et de prendre ainsi ses distances avec cette appellation. Dans un communiqué de presse, la municipalité a acté la fin de cette union sacrée. « Nous respectons les ambitions et les choix arrêtés par la direction du club sud-ligérien. Ce ne sont pas les nôtres. C’est pourquoi, au regard de cette stratégie nouvelle et à l’aube de la nouvelle saison, nous prenons la décision de nous retirer de l’union SCABB ». Estimant ne plus être au centre d’un projet trop tourné vers Saint-Chamond et Saint-Etienne, l’édile a décidé d’apporter ostensiblement son soutien au club originel d’Andrézieux-Bouthéon Loire Sud qui détient les droits sportifs de la Nationale 1. « L’union devait faire la force en s’étant construite autour d’une ambition sportive partagée et dans le respect des identités respectives de deux associations mais elle s’est progressivement éloignée de notre territoire et de ses objectifs initiaux » concluait l’intéressé. A l’époque, l’ALBS avait renoncé à l’objectif de monter au deuxième niveau français pour laisser cette place à Saint-Chamond mais souhaitait bénéficier de la réalisation d’un centre de formation autour d’Andrézieux-Bouthéon. Un sacrifice sportif qui n’a pas abouti à cause d’un point de crispation. Le SCABB développe, en effet, un projet de SCABB Valley, un complexe de 5.000 m² mêlant infrastructures sportives, espace loisirs et projets immobiliers aux environs de l’Arena de Saint-Chamond… A noter, par ailleurs, que l’équipe d’Elite 2 du SCABB qui figurait dans le calendrier de la LNB sous le vocable de Saint-Etienne a finalement repris sa saison sous une nouvelle entité, SCABB Saint-Etienne Métropole. Ce qui a, on s’en doute, bien suscité des réactions et des polémiques politiques.
COUPE DE FRANCE : CINQ CLUBS DE N1 ENCORE EN LICE.
A l’occasion des 32e de finale de la Coupe de France, trois pensionnaires de Betlic Elite sont passés à la trappe. Boulazac a été chahuté à Challans (107-96), Roanne a été sorti à Antibes (80-78) et Denain a malmené Antibes (106-81). Outre Challans, héros de ce second tour, autres clubs de N1 se sont qualifiés pour les 16e de finale : Rennes, vainqueur de Fougères (79-70), Berck qui a remporté le derby du Nord devant Orchies (74-68), Boulogne qui a pris le meilleur sur Le Havre (65-57) et… Besançon qui quelques jours après sa déconvenue contre l’Etoile s’est qualifié à Lyon SO (73-77). Le 3e tour donnera lieu le 3 novembre à deux débats entre clubs de N1 : Besançon/Berck et Boulogne/Rennes. Toulouse se rendra à Dijon, club de l’élite, et Challans accueillera Gries (Elite 2) ou le SLUC Nancy.






