En quête d’un peu de douceur dans le Doubs

1 oct. 2026 18:00:00 dans NM1

Après avoir enregistré deux courts échecs face aux grosses écuries de Loon Plage (102-100 a.p) et Mulhouse (90-97) et lâché totalement prise entretemps devant Saint-Vallier (58-78), l’Etoile se déplace ce vendredi soir à Besançon pour affronter un adversaire tout aussi moribond et n’ayant lui aussi enregistré aucun succès. Le club ardennais veut profiter de cette opportunité pour redresser la barre et tenter de passer la première.

 

UN MIEUX A CONCRÉTISER.

Après avoir tenu tête (90-97) au double finaliste d’accession à l’étage supérieur en 2025 et 2026 en ayant résisté plus de trois quart-temps (16-22, 40-47 et 68-72) et flanché dans les cinq premières minutes de l’emballage final (68-87) avant d’effectuer une spectaculaire remontada et finir à seulement, sept longueurs des Alsaciens, l’Etoile en net progrès espère franchir une nouvelle étape à Besançon, pas mieux loti que lui.

Autant il avait été très déçu de la prestation de ses joueurs contre Saint-Vallier, autant Jimmy Ploegaerts s’est dit rassuré de la production de son équipe devant le club haut-Rhinois, malgré un second échec à domicile.

"La réaction attendue a eu lieu. Même si j’ai le sentiment que sur le plan basket, il y a encore des choses à corriger et à améliorer, au niveau de l’état d’esprit, de l’engagement et de l’envie de bien faire, je n’ai pas de reproches à faire aux joueurs. Je suis fier de ce qu’ils ont mis sur le terrain et des valeurs affichées. Et ça c’est déjà une grosse satisfaction."

Avant de conclure :

"Avec ce court différentiel de sept points, on mesure l’importance de chaque possession, de certains mauvais choix en attaque et de quelques déchets. C’est là que cela se joue. Mais mardi soir, au moins on a joué, en mettant des points."

  

RESTER SUR LE MÊME TEMPO A BESANÇON.

Et Jimmy de poursuivre :

"Il faut maintenant parvenir à passer un cap supplémentaire en gagnant à Besançon et pour cela rééditer ce qu’on a fait contre Loon et Mulhouse. Comme je l’ai répété aux joueurs s’iI y a une rencontre dont on connait d’avance l’importance et qu’on a coché à notre agenda, c’est ce rendez-vous. Dans ce championnat, il y a des résultats qui risquent de compter un peu plus que d’autres et celui qui clôturera cette échéance en fait partie."

 

UNE OPPOSITION TOUJOURS TRÈS TENDUE.

S’agit-il d’un match à la portée de l’Etoile ?

"Non, iI n’y aura pas de match facile pour nous mais je veux qu’on aille là-bas pour prendre ce qu’on doit prendre en sachant que ce match revêt comme lors des campagnes précédentes une importance capitale. Il faudra donc être capable de se surpasser pour revenir avec un résultat positif."

La saison passée après avoir gagné la manche aller à l’Arena (82-81) avec 23 points de Courtois à la clé, le club ardennais s’était incliné au retour en toute fin de partie au Palais des Sports de Besançon (95-94).  Alors qu’en 2024-2025, les Carolos l’avaient emporté dans le Doubs (77-74) avec encore un Courtois à 20 points avant de subir la loi des Bisontins au retour dans les Ardennes (89-82).

"Il nous faut choper ce genre de match, comme on avait su le faire lors des deux précédents exercices où, après avoir eu du mal en début de campagne, on était malgré tout arrivé à gagner des matches, une première fois contre Avignon (100-90 et 91-83), puis Besançon (74-77) et Metz (92-86) et une seconde fois aux dépens de Metz encore (80-83 et 96-78), Besançon (82-81) et Salon de Provence (83-91 et 81-78). On sait que ce sont ces matchs-là qui vont compter double pour la suite. Alors, à nous d’être capable de relever le premier défi de ce genre."

Autant dire qu’on peut encore s’attendre à une sacrée empoignade entre les deux protagonistes.

  

RAMENER LA VICTOIRE.

"A Besançon, il faudra donc améliorer le contrôle du ballon (encore 18 pertes de balle devant Mulhouse après une seule dans le premier quart), avoir un peu plus de stabilité et d’efficacité défensive en étant moins attentistes et tout en trouvant de la création par notre collectif. Car, aujourd’hui, on sait qu’on n’a pas « le » joueur qui va à lui seul nous débloquer les situations et nous amener un fort scoring."

Rappelons que lors de ces deux meilleurs matches à Loon Plage et devant Mulhouse, l’Etoile a encaissé 102 points après une prolongation et 97 dans le temps réglementaire tout en inscrivant 190 points avec un roster réduit à huit éléments dont deux de Prénationale. CQFD…

 

BESANÇON DEUX FOIS EN ÉCHEC.

Bien qu’ayant bâti une équipe très compétitive à l’intersaison, le BesAC a débuté la saison par deux courts échecs d’affilée à Lyon (73-64) malgré les 17 points de Venkus et les 9 rebonds de Myrick et dans son fief contre Val-de-Seine (80-82) alors que Boumpoutou (18 pts), Cluysen (16 pts) et Myrick (14 pts) avaient laissé croire à une réaction positive. « J’avais espéré commencer par un 2/3 en ce début de saison. Là, il va falloir absolument battre Charleville pour parapher un 1/3 » a prévenu cette semaine Laurent Kleftra dont l’objectif avec le recrutement de l’ancien pro, Charly Bontemps, était de se qualifier en seconde phase dans la poule haute. Besançon va avoir à cœur comme l’Etoile d’aller chercher un premier succès.

 

LA JOURNÉE.

Voici le menu de la quatrième journée : Orchies/Salon-de-Provence, Mulhouse/Saint-Vallier, Besançon/ETOILE ce vendredi, et Berck/Val-de-Seine et SCAAB/Loon Plage, samedi

Pascal REMY

 

 

INFOS :

SIX MARQUEURS.

Face à Mulhouse Mustangs, l’Etoile a fait preuve d’une bonne maîtrise collective symbolisée au terme des quarante minutes par la présence de six marqueurs à dix points ou plus : Minfir 15 et 16 d’évaluation, Klein (15 d’évaluation, 4 rebonds, 4 passes), Tonji (6/7 aux tirs, 9 rebonds et 17 d’évaluation) et Kieger 13 points pour chacun, Courtois 11 pts malgré un 3/12 aux tirs et Allard 10 pts dont 8 dans l’ultime quart-temps du match.

   

NEUF PASSES DÉCISIVES EN N1 A 18 ANS !

Décidément sans complexe, le jeune meneur de jeu carolo (18 ans), Mathyas Marbaise, auteur de six points et ayant provoqué deux fautes adverses, a surtout trouvé le moyen de délivrer neuf passes décisives contre Mulhouse et tout cela en ne perdant qu’une seule balle. Ce très bon rendement agrémenté pour le minot du club d’un dix d’évaluation lui a valu de jouer plus de vingt-deux minutes sur le parquet. Amplement mérité pour ce gamin d’abord formé à Sedan et qui a évolué à L’Etoile sous la conduite de Ludovic Depaix depuis la catégorie U13.

  

ET UN 100 % DE RÉUSSITE POUR LOÏC.

Son compère de Prénationale, Loïc Depaix a pour sa part signé avec tout autant de culot et de confiance en lui un impeccable trois sur trois derrière l’arc de cercle, en l’espace de quatre minutes de jeu dans le second quart-temps.  Sorti pour cinq fautes, il sera resté près de onze minutes en jeu avec au bout neuf points et huit d’évaluation

L’ainé des frères Depaix (28 ans) qui assume au club la double casquette de kiné (sa profession) et joueur avait déjà inscrit sept points en moins de sept minutes de jeu devant Saint-Vallier le vendredi précédent à l’Arena.

 

FORCE INTÉRIEURE.

En dépit de l’absence de son pivot serbe, Nemanja Kovanusic, l’Etoile parvient malgré tout à faire preuve d’une grande force intérieure encore affichée mardi soir par le trio Tonji-Minfir-Klein (17 rebonds et 48 points au total). Ce qui a permis à l’Etoile d’inscrire 26 points dans la raquette (13/15) avec une adresse de 86,7 % contre 65,5 % à son hôte.

 

LE BANC FAIT LA DIFFÉRENCE.

Mulhouse a pu compter durant toute la partie sur l’efficacité d’un banc fourni et efficace avec un apport de 46 points contre 28 à la rotation carolo composée de quatre joueurs de Prénationale suite aux indisponibilités longues durée de Nemanja Kovanusic, Lucas Depaix et Sébastien Michineau.

 

LE POINT.

Lors de la troisième journée dans la poule A, trois autres équipes se sont nettement inclinées à domicile : Saint-Vallier et Val-de-Seine qui restaient sur deux succès contre le SCABB (68-87) et Orchies (72-90) et Lyon SO qui a cédé devant Berck (60-67). Loon a par ailleurs remporté le derby de la Côte d’Opale contre Boulogne (77-72), auteur d’une entame très poussive. Le seul club à présenter un parcours immaculé est Berck, officiellement huitième, mais qui n’a disputé et gagné que deux matches à ce jour.

 

LE PÔLE FRANCE FORFAIT.

Alors que son retour en Nationale 1 était normalement programmé ce vendredi soir à Lyon, le Pôle France a fait savoir qu’il ne pouvait pas déplacer une équipe dans la région rhodanienne.  Lyon SO a d’ores-et-déjà été déclaré vainqueur sur tapis vert.  Le Centre Fédéral qui compte déjà quatre matches de retard à son calendrier suite à un bizutage ayant tourné en graves violences doit normalement se déplacer à Val-de-Seine le 9 octobre puis recevoir Boulogne le mardi 13 octobre et …l’Etoile le vendredi 16 octobre à Vincennes. Qu’en sera-t-il alors que l’avenir de l’INSEP, cette saison, en N1 est plus que jamais incertain avec de nombreux joueurs frappés par des sanctions fédérales.

 

UN CLASSEMENT ILLISIBLE.

Outre la difficulté de décrypter parfois la formule du championnat, la N1 avec cette année un nombre impair de clubs engagés dans les deux poules et l’incertitude qui continue de régner quant à l’avenir du Pôle France est devenu illisible en termes de classement. Exemple à l’appui, après trois journées Lyon SO, malgré une défaite humiliante à Orchies (100-57) et un échec à domicile contre Berck (70-77), est le leader toutes poules confondues. Et ce vendredi sans même jouer, il occupera toujours cette pôle position en bénéficiant d’une victoire sur tapis vert contre le Pôle France.

   

   

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